Dial., Lxxxvin
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sur l'.iobéi'Ssaaoe de Jésus- Christ «omme sur'l'aote réparateur du pécfaé : <( iProp'ïtians quidem pr© 3qoMs Patrem in qaem peecaveramus, jBts^nostram intîboedientiam per suam oboedientiam eoîisolatus » (v, 17, 1,; III, 18, 6, '7). Mais il en vient ensuite à ses souffrances, à sonljeûne (v, 21, 2) ^t surtpirt à son agonie et à sa mort sur la croix. Le sang de Jésus-Ghtist est le prix dont il nous «, ^rachetés, a Verbum potens et homo verus sanguine suo rationabiliter redimensnos, redemptionem semetipsutn^edit pro his qui in captivitatem ducti sunt » '(v, 1, '1: v, ^2, 1 ; df, 'Vjlô, 3). -Sa mort a ^té un ^sacrifice pour notre rédemption : "Iva xocl 5 ÔEoç'eôooxîiorT) . . . tov HStov (xovoyevvj x«i «Y«îtï]Tov ùtov^uat'av Tcapeffj^etveiç XuTpwciV r,u£.x4ç)ot.\i (iv, 5, '4).
:Et saint Justin et ^saint Irénée mettent donc dans 'la -mort de Jésus-Ghrist la cau-se pisincîpale et décisive de notre rédemption. Quant à ila théorie des droits du démon, c'est-à-dire à cette théorie qui considère le sang de Jésus-Ghrist comme une rançon payée au démon, et moyennant laquelle celui-ci a renoncé au juste empire qu'ill exerçait sur nous depuis le premier •péché, elle ne se trouve pas, quoi qu'on en ait dit, dans saint îrénée ■". -L'évêque de Lyon a seulement fréquemment insisté sur ce fait que, aux divers moments de l'œuATC rédemptrice, incarnation, tentation, mort de -Jésus-Christ, ]>ieu a observé, même vis-à-vis du dé- 'mon, des convenances supérieures qui tenaient à son plan salviiîque. 'C'est ainsi qu'it a voiilu que 'le démon , vainqueur de Thomme, fût vaincu à son 'tour parum Dieu devenu 'homme; que Jésus-Christ rachetât par son sang un bien détenu par le démon, encore que ce bien appartînt à Dieu, et que le démon l'eût itijuste-
1. Voir J. Rivière, La doctrine de saint Irénée sur le rôle du dé' mon dans la Rédemption {Bulletin d'anc, littérature et d[archéèl. chrétiennes, 1911, p. 169, suiv.).
LE DOGME DANS M. SECONDE afîtlDIÉ DU II' SIECLE. 267
meut aijBurpé^ Les mots 'Stmwç, iiiste, dont se sert aamt Irénée, ne signifient pas qu'il y a eu entre I>ieu et le démon exercice de justice commutalive, mais seulement que Dieu n'a pas voulu user de son droit absolu, et arracher par la violence même ce qui lui avait été violemment arraché.
Notons enfin la part que nos deux auteurs, saint Justin et saint Irénée, attribuent dans la rédemption à la vierge Marie, et qu'on se plaira, après eux, à mettre de plusen plus enr^lief^. Le parallélisme est rigoureux entre Adamet Eve, d'une part, Jésus-Christ et Marie, de l'autre. Eve, encore vierge, a accueilli la parole du serpent, et elle a enfanté la désobéissance et la mort : M^rie, vierge, a accueilli la parole de l'ange, et a enfanté celui qui est notre salut. La désobéissance suggérée par le serpent a été réparée par la même voie qui lui avait d'abord donné naissance^. Et saint Irénée plus précis ajoute :
< Quemadmodum illa (Eva) vicum quidemhabens Adam, virgo tamenexsistens,.. inoboediens facta, et sibi, et universo generihumano causa facta est mortis : sic et Maria, habens praedestinatum virum, ^et tamen virgo, oboediens et sibi et universo generi humano causa ïacta est salutis... Sic aulem et Evae inoboedientiae nodus solutionem accepit ^er oboedientiam Maria^e. iQuod enim alligavit virgp Eva per increduUtatem^ hoc vicgo Jlaria solvit per fidem*. »
Quant aux effets de la -rédemption, saint Irénée les a signalés en plusieurs passages de ses écrits : c'est la défaite du démon justement vaincu, notre réconcilia-