‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 87 sur 1102 · V. J. WiLPERT, f radio panis · texte numérisé non relu

V. J. WiLPERT, f radio panis

2. Cf. J. Jalabert, art. Epigraphie dans le Dictionnaire apologétique l*i5, 1446,

3. Sur celte inscription voir J. WrLPEiiTr op^ dU, p. 9Sy stiiv*

LE DOGME DANS LA SECONDE MOITIE DU ir SIÈCLE. 275

Sur la pénitence et les ecxercicéis extérieurs qu'elle comportait, la période que nous étudions ne ^omie que peu de renseigaemêiits, assez cependant pour nous apprendre, comme l'a fait Hêrmàs, que Dieu et l'Église ne repoussent jamais les |)écheurs, et que l'Église intervenait dans l'action de la pénitence et la réconciliation des pénitents. Les déclarations de saint Justin sont très générales et proclament simplement rinfinité de la miséricorde de Dieu, disposé à sauver tous les coupables repentants et à leur pardonner ^ . Plus précises sont les Gonciusions que l'on peut tirer de certains faits : des essais de pénitence de l'hérétique Cerdon, par exemple ^ ; de la pénitence accordée à Marcion et dont il ne put profiter ^; de la réconciliation à l'Église de l'hérétique Natalius''; de celle des apostats repentants de Lyon en 177 ^. « Dans sa lettre à l'Église d'Amastris et à celles du Pont, écrit Eusèbe^, Denys (de Corinthe)... donÉte plusieurs avis sur le ma^ riage et la continence, et engage ses correspondcïnts à recevoir les pécheurs repentants de n'importe quelle faute que ce soit, une faute ordinaire ou même le péché d'hérésie. »

Cet avis de Denys était évidemment aussi celui de saint Irénée. L'évêque de Lyon, en effet, ne se contente pas de déclarer que Dieu donne la vie à ceux qui sont ex |7.£T«voiaç, comme aux ajustés qui ont persévéré (i, 10, 1) : il suppose manifestement que les marcionites et les vâléntiniens qu'il coiïîbat seront sauvés s'ils font

1. Diah^TaJvii, 4, 6; cxu, 2. (Ja ne Saurait tlën côncturé de Dial., xuv, 4.

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