‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 910 sur 1102 · S. Grégouue, Morale Piaef · texte numérisé non relu

S. Grégouue, Morale Piaef

«. ibid., 3.

7. MoraLf praef., * ; In Ezechiel., I, bomil. VII, <0; homil. IX, 30. «. ColM.XtV, 8.

BISTMRE DES DOGMES. — m. 19

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ses imitateurs. Vantemp des ^Morales n'©ïibKe pas cepeadamt qu'en expliquant rÉcriture au sens spirituel, on ne doit jamais sacrifier le seasi historique : « Hoc tamen magnopere petimus ut qui ad spiritalem intellegentiam mentem sublevat a veneratione Mstoriae non recédât^. »

Au point de vue doctrinal, l'Ecriture doit être considérée comme la première autorité posée par Dieu dans son Église : étant la parole de Dieu, elle est infaillible 2. Elle serait, donc, en soi, parfaitement, suffisante pour éclaircîr toutes les difficultés et trancher toutes les controverses, mais, à cause de sa profondeur même, l'interprétation, en est malaisée, et chacun l'explique à sa façon. Il est donc nécessaire; qu'ime règle dirige cette interprétation» et dise en quel sens on doit entendre l'Écriture. Cette règle est l'enseignement, ecclésiastique et catholique, ledogme catholique, les. traditions de ril.glise universelle : « propheticae et apostolicae interpretationis. linea secundum ecclesiastici et catholici sensus formam dirigatur... Divinum canonem secundum universalis Ecclesiae traditieaies, etiuxte catholici dogmatis régulas interpretentur^ ».

Par cette dépendance où l'exégèse scripturaire est mise vis-à-vis delà tradition et de l'enseignement de l'Église, il est clairquel'Écritureiéesse d'être considérée comme la source suffisante et dernièpe de la foi, cewaame Ifejuge suprêmeet décidant par lui seul des. différends doctrinaux qui surgissent entre les chrétiens. Et de fait, il est peu de périodes théologiques ou renaît fait, autant que dans celle que nous étudions, appel àl'auto-

±. Moral.,Tiî,oS; In evang.homil.'SJs, i. ' ■

2. S. Pkosper, Exposit. in psalm. CIII, T;.â!;.S.HAxniB se Tes. : «in Scripturis sanctis et bonestatis ductrina est et correptio dslictorum; et. eruditio veritatis, » (iSerwio. GX, col. 749).,

3. Vrac. Lm., CommoniU, 2, 27, 29 ; Cassien, De tncam., V, S.

rite delà tradition. Ge mot conserve encore, soins la plum«de saint Léon, son sens primitif de doctrioe et coiitùme transmise de vive voix ou par l'iisage. Saint Léon considère qnè « qnidquidab Ecclesiainconsuetudinem est devotionis receptum » procède « de traditione apostolica et de sancti Spiritus doctrina ». Les collectes notamment, l^usage défaire les ordinations 1& dimancbe, de baptiser à Pâques, sont des traditions apostoliques*. Mais on s'aperçoit vite qae la tradition va se confondant de plus en plus avec l'enseignement de l'Église, avec l'ensemble des vérités <jae le magistère ecclésiastique impose à la foi des fidèles. On l'a vu déjà pour Vincent de Lériins ^. Cassiodore écrit de même que les écarts des hérétiques viennent de ce que « contraria matri (Ecclesiae) dogmata sunt secuti... ab eius sanctis tradrtionibus erraverunt^ » ; et ce qui nous resteàdire mettra encore davantage ce sens en relief. De cet enseignement de l'Église, de cette tradition doctrinale les organes nommés le plus souvent sont les Pères. On a dit plus baut que ce vocable commença à êtreusitê au v®^ siècle, pour désigner les plus autorisés parmi les docteurs de la foi et les écrivains ecclésiastiques. En Occidfâit, autant et plus peut-être qu'ea Orient, au moment où nous, sommes, on les considère comme les maatres de la vérité religieuse et on invoque leur témoignage : « Plebs Dei noverit, écrit saint Léon, ea sibi praesenti doctrina insinuari quae Patres et acceperunt a pracedentibus suis et posteribus tradiderunt '*"»;, et saint Fulgence: « Dignum itaque est... ut in singulis quibusque sèntentiis in quibùs nubilo cuiusquamobscuritatisambigimus, sanctorum Patrum

i. Sermo LXXIX, 1 ; VIII; EpisL IX, 1; XYI, 1; OiXVÏÏI^^, a. Et cf. Comwont*;^ 9.

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