in psoim.LVII, vers
*. Êpisf. CXXIX, 2;XCIV.
defînitîonibus haereamus^ » Saint Césaire ne se lasse pas de nommer les Pères, les saints Pères, les saints et anciens Pères ^î et rien n'est plus suggestif à ce propos que de voir le concile du Latran, tenu sous Martin P"" en 649, commencer l'énoncé de chacun de ses onze premiers canons par la formule : « Si quis, secundum sanctos Patres, non confitetur... etc. ' ». C'est dire que la preuve par l'autorité des Pères est entrée largement dans l'usage théologique latin. Aussi, comme en Orient, compose-t-on, en Occident, pour appuyer les grandes thèses que l'on veut faire triompher, des dossiers patristiques qui passent d'un auteur à l'autre, et qui forment un arsenal commun où chacun vient puiser. Saint Léon ajoute à sa fameuse lettre à Flavien un recueil de ce genre en 449*; il le reproduit et l'augmente dans une lettre à l'empereur Léon en 458 5. Le pape Martin en fait lire un autre au concile de 649 contre les monothélites^.
Tous les écrivains ecclésiastiques cependant n'étaient pas mis au rang des Pères dont on doit suivre l'enseignement. Le décret ^sevLdo-gêlaisienDelièrisrecipiendis "^ ne s'occupe pas seulement des livres de l'Écriture qu'il faut accepter ou rejeter ;. il fait un triage parmi les auteurs ecclésiastiques connus, et distingue ceux que l'Église approuve et reçoit, et ceux qu'elle
1. De verit. praedest., 1, 33; Episl. XVII, 1 ; cf. Cassiodore, De insliUt. divin, litter., XV, col. 1130.