Commonit
5. Epist. III, 10; cf. IV, 3S; IX, lOC, col. 1032. Saint Grégoire ne parle pas du cinquième concile, soit parce que le parallélisme a.vec les quatre évangiles en eût été dérangé, soit plutôt parce que Le concile n'avait point porté de décisions de foi.
l'on suive l'universalité, l'antiquité, le consentement général : « Hoc ita demum fiet si sequamur universitatem, antiquitatem, consensionem^. » Il suppose, il est vrai, que la première condition peut manquer momentanément, mais non pas les deux dernières ^. On a beaucoup discuté sur la valeur théologique de ce canon de saint Vincent, et l'on s'est demandé, en plus, s'il n'était pas une arme de circonstance dirigée contre la doctrine de saint Augustin 3. Il suffira de remarquer ici que, en vertu de ses affirmations sur l'immutabilité substantielle du dogme et l'inerrance de l'Eglise, Vincent devait bien admettre que la foi actuelle de la majeure partie de l'Eglise représente la croyance ancienne, et que cette croyance ancienne avait réuni elle-même, en son temps, la majeure partie des docteurs et des fidèles. U uniçersitas entraînait Vanti^uitas et la consensio ; de même que la co/zse/zszo dans Vantiquitas entraînait Yuniversitas.Mais d'ailleurs, saint Léon est pleinement d'accord avec lui pour signaler l'antiquité, la vetustas, comme le signe auquel on reconnaît la vérité : « Per omnia igitur, et in fidei régula et in observantia disciplinae vetustatis norma servetur''. » On ne saurait enseigner autre chose ni penser autre chose sur les Écritures que ce que les apôtres et les ancien^ ont enseigné et pensé : « Cum ab evangelica apostolicaque doctrina ne uno quidem verbo liceat dissidere, aut aliter de Scripturis diviais sapere quam beati apostoli et patres nostri didîcèrunt atque docuerunt ^. » C'était ce que répétait lathéologie de l'Église depuis le Depositum custodi de saint Paul.