Sentent
3. De cognit. baptismi, LXXXIX. Saint Avit {Poemat., lib. VI, vers. 19» etsuiv.) parie de feu : « Quae flammis tantum genaerunt membra parentes ».
4. Cassiodore, Epîst. IV, col. 84S; Salvien, De gubern, i)ai,.lV, iîS. Grég., In evang. homil. XXVI, 9, 10.
S- S. CÈSAiRE, Sermo CCLXXYMI, S (P. L., XXXIX). 6. In.psalm. GI,vers..30; S. Grec, In Ezeckiel.,1, homiLlX,^; Maral^ "11, 42; XXXni, 40.
vention des papes. Sur ces questions et sur les formules qui sortirent de la délibération des conciles, l'Eglise latine avait, et depuis longtemps, son siège fait, son langage acqu^. Sa doctrine, que saint Léon proclama dans sa fameuse lettre à Flavien, offrait évidemment, dans son expression, plus d'affinité avec celle de l'école d'Antioche qu'avec celle de saint Cyrille ; mais, comme on évitait d'en trop raisonner, on se gardait des excès qui perdirent Nestorius et compromirent Théodoret, et l'on conservait en somme entre les deux tendances, et par le sentiment de la tradition, le juste milieu nécessaire.
Cette attitude se révèle dès le premier éclat de la querelle. Indépendamment des lettres du pape Célestin contre Nestorius, on a de Cassien un traité De incarnatione Christi, écrit à la prière du diacre Léon — plus tard saint Léon pape — en 430 ou 431, en tout cas antérieurement au concile d'Ephèse. Cassien y proclame Marie eeoToxo;*, prouve que Jésus-Christ n'est qu'une seule personne par le fait que l'Écriture lui attribue, comme à un sujet unique, et ce qui est de Dieu et ce qui est de l'homme 2; et, tout en confessant que le Sauveur est à la fois consubstantiel à son Père par sa divinité, et à sa m^re par son humanité, il observe cependant : « Non quod alter qui lîomoousios Patri, alter qui homoousios matri, sed quia idem Dominus Jésus Ghristus et homo natus et Deus utriusque in se parentis habuit proprietatem ^. »
Il serait aisé de retrouver dans tous nos auteurs cette doctrine de la dualité des natures ou des. substances et de l'unité de personne en Jésus-Christ *. 11
i. II, 2, 4.