‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 933 sur 1102 · VI · texte numérisé non relu

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4.V. par exemple ViscENT DE LÉRiNs, Commonit.,iB; S. Prosper, In psalnt, CXLIV, ver». 1 ; Arnobii catholid et Serapionîs confliclua, 1, 18; Maximb

và sans dire qu'après saint Léon elle s'impose absolument. Saint Fulgence remarque seulement, avec sa précision ordinaire, que l'union des deux natures dans le Christ s'est produite au moment même de la conception, que l'humanité a été conçue unie, ce qui explique et que Marie soit mère de Dieu, et que les deux natures n'aient jamais subsisté que dans une personne unique :

« Hane ergo carnem tune ex se natura virginis concipièntis exhibuit, cumin eam Deusconcîpiendus advenit. Non estigitur aliquod intervallum temporis aestimandum inter conceptae •carnis initium et concipiendae maiestatis adventuml^ »... « Ita Deum Verbum, secundum quod caro factura est virgo sancta concepit... Neque enim sancta virgo Maria Deum sine carnis assumptionè, aut carnem sine Dei unitione concepit, quia ille conceptus Virginis Dec fuit carnique communis 2. »

Au moment d'ailleurs oii Léonce de Byzance s'efforçait, en Orient, d'analyser philosophiquement la notion de personne, Boèce faisait à Home la même tentative, et opposait aux hérésies nestorienne et monophysite les conclusions qu'elle lui fournissait. Ces recherches sont consignées dans le Liber de persona et duabus naturis contra Eutychen et Nestorium, adressé à Jean, diacre de Rome. Boèce y donne les équivalents latins des mots grecs oôsia, oôatWiç, 6wo<jtafftç, Tcpoffwffov (m) ^ ; mais il donne surtout des défîni-

|DETDRm, Sermo XLIII (col. 621); Gennade, i}e eccles. dogm.,3, 3; etc. ■Certains parlent de deux natures; d'autres préfèrent le mot substance, par exemple Vincent deLérins et l'antear deVArnobii... conflictus (1, 18). Quant aux trois substances que Julien de Tolède trouvait dans le Christ, en comptant pour deux le corps et l'âme, c'est une originalité qu'il dut expliquer, mais qu'il défendit avec opiniâtreté. Voir son De tribus capitulis liber apologetieus, 4-17, 18.

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