In Marc, evang. expos., I, 1, col
réservé à l'évêque : « Hoc autem solis pontificibus deberi, écrit saint Isidore d'après le pape Innocent I*"^, ut vel consignent, vel ut Paracletum Spiritum tradant * » ; et la raison en avait été fournie par le même pape : c'est que « presbyteri, licet secundi sint sacerdotes, pontificatus tamen apicem non habent'' ». En diverses circonstances cependant, on constate que les simples prêtres furent autorisés à donner la confirmation. Saint Grégoire le permit aux prêtres de Sardaigne, au cas où il n'y attrait pas d'évêque pouvant faire la cérémonie ^. Mais en ce cas même, les prêtres devaient se servir d'huile consacrée par l'évêque : il ne leur était pas accordé de bénir le saint chrême ''.
§ 9. — L'eucharistie.
On a pu voir, dans le second volume de cet ouvrage, avec quelle fermeté la tradition latine du iv* siècle affirmait la présence réelle de Jésus-Christ dans l'eucharistie. Poussant plus loin ses investigations, saint Augustin avait essayé de préciser le mode sacramentel d'exister et d'agir du corps et du sang divins. Il se l'était représenté comme un mode d'exister confinant à celui des esprits, comme un mode d'agir dont le terme était surtout spirituel, dont le principe était l'esprit vivifiant de Jésus-Christ glorieux et impassible. Mais cette explication ne détruisait pas l'affirmation première de la réalité du corps et du sang : spirituel ne s'opposait pas à réel. Saint Augustin l'avait bien en-
1. De eccles. offtc., II, 27, 4 ; cf. 1 ; S. Ildef., De cogn. bapt., CXXXI.
2. Epist. XXV, 3; cf. S. IsiD., De eccles. offic, II, 27, 3; S. Ildef., De cogn. bapt., CXXXI.