‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 980 sur 1102 · Sermo CCLXI · texte numérisé non relu

Sermo CCLXI

plénière, d'une pénitence privée. Et cette distinction permet à Césaire de répondre aux difficultés de ses auditeurs : « Ego iuvenis homo uxorem habens, quomodo possum aut capiilos minuere aut habitum religionis assumere * ? « Ce n'est pas ce que l'on vous demande, répond le prédicateur : on peut faire pénitence utilement sans cela : « Vera enim conversio sine vestimentorum commuta tione sufficit sibi^. »

Maintenant, cette pénitence privée, dont parle saint Césaire, consistera-t-elle uniquement en des œuvres expiatoires et un changement de vie, sans aucun recours aux préposés de l'Église soit pour la confession, soit pour l'absolution? Non : la confession s'impose. Saint Césaire en formule très généralement la loi au Sermo ccliii, 1 : La volonté de Dieu est que nous confessions nos péchés non seulement à lui, mais aux hommes ; et il continue : « Quomodo enim nobis peccatorum vulnera nunquam déesse possunt, sic et confessionis medicamenta déesse non debent^. » Au Sermo ccL, après avoir expliqué VAUigate per fasciculos ad comburendum des pécheurs que les anges lieront ensemble pour les jeter au feu, « rapaces cum rapacibus, adulteroscum adtdteris, fornicatores cum fornicatoribus, bomicidas cum homicidis, avaros cum avaris, iracundos cum iracundis, falsos testes cum falsis testibus, turcs cum furibus, derisores cum derisoribus, similes cum similibus », il exhorte les coupables à éviter cette condamnation par la pénitence, par la confession et les œuvres satisfa<îtoires imposées par les prêtres : « Confessionem quaeramus puro corde, et paenitentiam donatam a sacerdotibus perficiamus » ;

1. Allusion à la retraite dans an monastère que praticpiaient aouvent dès lors les pénitents publics.

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