‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 992 sur 1102 · IljMS · texte numérisé non relu

IljMS

valent être délégués à leur office par un simple prêtre.

On trouve dans les mêmes Statuta que je viens de mentionner les cérémonies à observer pour la collation des ordres, et de plus, pour les trois derniers, les formules à réciter. C'est Vordo gallican que l'on comparera avec celui que donne saint Isidore dans le De ecclesiasticis officiis, et qui s'est combiné avec Vordo romain pour devenir le pontifical actuel '.

Sur les divers degrés de la hiérarchie d'ailleurs, mais surtout sur les degrés supérieurs, les documents de cette période, et entre autres les lettres des papes et les textes des conciles contiennent de nombreuses prescriptions disciplinaires dans lesquelles on n'a pas à entrer ici. Notons seulement que la continence, imposée aux évêques, prêtres et diacres dès le iv« siècle, ne paraît pas l'avoir été aux sous-diacres avant le V. La lettre de saint Léon à Anastase de Thessalonique^ est peut-être le premier témoin de cette discipline, discipline romaine qui ne fut pas immédiatement appliquée partout^.

La question la plus importante qui, à l'époque où nous sommes, se pose à propos des ordinations, est celle de leur réitération. Que penser de la valeur des ordinations conférées par les hérétiques.ou les schismatiques, ou de celles faites contre les canons? A cette question la réponse, d'après la théologie augustinienne, n'est pas douteuse. Ces ordinations, bien qu'illicites, sont valides, et si le sujet ordonné doit conserver sa charge, il ne faut pas le réordonner. C'est bien en ce sens que répond saint Léon aux évêques de la Mauritanie césarienne, en 446 ^. C'est en ce sens encore

1. Sur tout ceci voir L. Ddchesne, Origines du culte chrétien, p. 339 etsuiv.

2. Epiât. XIV, 4. JafTé en fixe la date dubitativement en 446.

Page 1