‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 994 sur 1102 · De écoles, offic., II, 20, il · texte numérisé non relu

De écoles, offic., II, 20, il

Isidore, à la suite de saint Augustin, conclut à son indissolubilité. Cette indissolubilité en général est proclamée par Innocent P"" dans sa réponse à saint Éxupère de Toulouse ^ , par saint Léon dans sa réponse à Nicetas d'Aquilée ^, et par saint Grégoire ^. En dehors du cas d'adultère, il est absolument interdit aux époux de se séparer. Mais dans le cas d'adultère, l'innocent peutril répudier le coupable et se remarier, et le coupable lui-même est-il libre de se remarier? A proposde cette xjuestion, il faut s'attendre à trouver dans la théologie de Théodore de Cantorbéry des traces deson éducation grecque, comme on en a trouvé dans la question des réordinations. Ces traces sont visibles en effet. Parmi les Dicta Theodori, nous rencontrons les^ suivants : 66, « Si cuius uxor fornicata fuit, licet dimittere eam et aliam accipere » ; 67, « Mulieri non est hcitum virum suum dimittere licet fornicator, nisi forte pro monasterio. Basilius iudicavit » ; 70, « Si mulier discesserit a viro suo dispiciens eum, et nolens ad eum revertere et reconciliare cum illo viro suo, post v annos cum sensu episcopi aliam accipere licebit ». Et encore, 82, « Si vir dimiserit uxorem propter fornicationem, si prima fuerit, licitum est ut aliam accipiat uxorem; illa vero, si voluerit penitere peccata sua,., post quinque annos alium virum accipiat^ ».

Ces décisions dictées ou inspirées par l'archevêque de Cantorbéry ne paraissent pas cependant , même en Angleterre, avoir eu une fortune universelle. Bède*

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