‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 116 sur 424 · Texte dans Mansi, X, 992-997. Extrait dans Hahn · texte numérisé non relu

Texte dans Mansi, X, 992-997. Extrait dans Hahn

LE MONOTHÉUSME. 171

général, elle en vient à la question des opérations et des volontés en Jésns-Christ. Toute opération soit divine soit humaine doit être attribuée au seul Verbe incarné ; mais il faut éviter de dire ou d'enseigner une ou deux opérations ; mieux vaut dire qu'il n'y a qu'un seul Jésus-Christ qui opère à la fois les choses divines et humaines. L'expression une opération en choque plusieurs, qui pensent y voir un détour pour revenir au monophysisme; d'autre part, l'expression deux opérations, inouïe jusqu'ici, en scandalise beaucoup, parce qu'elle conduit à admettre en Jésus-Christ deux volontés contraires : «Aussi, conclut l'Ecthèse, suivant en tout, et en ceci particulièrement, les saints Pères, nous confessons en Notre-Seigneur Jésus-Christ vrai Dieu une seule volonté, car en aucun temps sa chair vivifiée d'une âme intelligente n'a, séparément et de sa propre initiative, et contre l'assentiment du Verbe <livin qui lui était hypostatiquement uni, exercé pon

livité naturelle, mais bien quand, et de la façon et autant que le Dieu Verbe le voulait ^. » La pièce se terminait sur une exhortation à tous les chrétiens d'accepter cet exposé de foi sans y rien changer.

En Orient, l'Ecthèse fut acceptée en effet par la majorité de l'épiscopat. Sophronius était mort et avait reçu pour successeur un monothélite, Sergius deJoppé; Macédonius d'Antioche et Cyrus d'Alexandrie favorisaient les vues de l'empereur, A Constantinople, deux conciles tenus, l'un par Sergius entre les mois de sep^ tembre et de décembre 638 2, l'autre par son succès-^ seur, Pyrrhus, en 639, approuvèrent l'Ecthèse, et

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