‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienneChapitre 378 sur 424 · Ibid., De fide orlh., ni, 15, col · texte numérisé non relu

Ibid., De fide orlh., ni, 15, col

et sans que cette autre participe en quelque manière à son action. Si nous considérons par exemple les actions humaines de Jésus-Christ, outre que le Verbe en est, par l'humanité, le principe responsable, la divinité y concourt en opérant ce qu'elles ont de surhumain, naître d'une vierge, marcher sur les eaux, etc.. et en leur donnant leur valeur rédemptrice et salutaire. Si nous considérons au contraire ses actions divines, nous voyons que souvent l'humanité en est l'organe, et qu'elle y concourt par quelque geste extérieur et visible — extension de la main, attouchement — dont se sert le Sauveur pour exercer sa toute-puissance ^

Et c'est cette union intime des deux opérations divine et humaine que Denys a voulu mettre en relief par l'expression xaivy^ tiç ôeavSpurj Iv^pysia de sa quatrième lettre à Caïus. Cette expression marque l'unité de la personne en qui les deux genres d'opérations viennent converger, et comment ces opérations se compénètrent en quelque sorte. La 7r£pt;^wpy)(Tiç qui enchaînait l'une à l'autre les natures, liait aussi l'une à l'autre leurs activités : *H avôpwTri'vT) aùxou (Xpiarou) tvEpYsia ôsia :^v yjyouv TsQewfxsvy), xat oùx àtjt.oipo; t^ç 6£{a(; aùrou EvepYeiaç , xat ii ôeCa auTou IvepYeia oux àjjLOipoç tyîç àvÔpwTT^vviç aÙTotî Ivepysia;, àXX' Ixax^pa <tuv tJ Itepa ÔewpoutxévTj^,

Si le Damascène a longuement développé sa christologie, il n'a pas consacré à la sotériologie même un chapitre spécial de son grand ouvrage. On en peut cependant recueillir les traits épars, qui n'offrent rien d'original. Dans l'œuvre de notre salut, observe-t-il, tous les attributs de Dieu sont manifestés, sa bonté, sa

1. in, 15, col. 1057-1060 ; De duab. volunt., 42, 43, col. 181-184.

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