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justice, sa sagesse \ et à cette œuvre tous les mystères ^de Jésus-Christ concourent^; toutefois c'est la croix seule en définitive qui nous sauve ^. Le péché en effet nous avait réduits à l'esclavage; il nous avait rendus passibles d'un châtiment, soumis à la malédiction. Jésus-Christ se substitue à notre place*; il accepte pour nous la malédiction ^. Il paie à Dieu notre rançon; car ce n'est pas au démon qu'il a donné son sang (absil !) c'est à son Père. Il s'offre à lui en sacrifice*', apaise sa colère dans son sang et devient propitiation (îÀaaxT^ipiov) pour nos péchés '^. Le résultat est que nous sommes rendus à la liberté, affranchis de la malédiction, et unis à Jésus-Christ, le tout par sa mort ^.
On a remarqué tout à l'heure que. saint Jean, comme saint Grégoire de Nazianze, condamne la théorie juridique des droits du démon, admise par Origène et saint Grégoire de Nysse. De ce dernier cependant il a retenu la théorie de l'abus du pouvoir, et l'image de la mort et du démon trompés par Dieu. Car le démon et la mort, en voulant s'emparer de l'humanité de Jésus- Christ, se sont pris à l'hameçon de sa divinité, et la mort, frappée elle-même à mort par la chair vivifiante qu'elle a prétendu engloutir, a dû vomir ceux qu'elle avait déjà dévorés *.