Epist. ad Laidrad. et Nefrid. (P. L., CI
4. ÉLIPAND, Symbol, fid. elipand. (P. L., XCVI, 917); Epist. IV, 5, 13, 44: FÉLIX, ap. Alccin, Adv. Felic. libri seplem, V, 1, col. 188; ap. ago- BARD, Lib. adv. Felic.y XXXUI, col. 59; Epitt. episcop. Hispan. ad episc. Galliae, X, XI (P. L., CI).
tlone, çoluntaie^ placito, praedestinatione, assumptione et caetera his similia : bref, il est seulement fils adoptif, puisque l'humanité n'a pas été engendrée, mais adoptée par Dieu^
Qu'est-ce à dire, adoptée P Sous la plume d'Élipand qui paraît l'avoir puisé dans la liturgie mozarabe, le mot adoptio est synonyme à^assumptio. Dire que Dieu a adopté l'humanité, c'est dire avant tout que le Verbe s'est uni hypostatiquement l'humanité ; et aussi l'évê<|ue de Tolède s'indigne-t-il contre ses adversaires qui n'admettent pas cette façon de s'exprimer, et en qui il voit des docètes et des négateurs de l'incarnation 2. Sous la plume de Félix, qui a singulièrement élargi le système d'Elipand et en a dévelbppé les conséquences, le mot adoptio a une autre portée. Outre le sens physique que lui donne Élipand, il prend un sens juridique : il désigne l'acte par lequel Dieu fait de Jésus homme, par la grâce d'union et la grâce sanctifiante, son fils adoptif, le premier et le plus parfait des enfants adoptif s que sont les justes ^.
En Jésus-Christ donc il y a vis-à-vis de Dieu deux filiations : il n'y a néanmoins, disent les adoptianistes, qu'un seul Fils*. C'est une vérité qu'ils veulent conserver, et dont cependant la négation équivalente se retrouve fréquemment dans leurs écrits. C'est qu'ils n'ont pu distinguer en Jésus-Christ deux filiations opposées qu'en isolant l'une de l'autre ses deux natures, et de ces deux natures ainsi isolées ils ne peuvent s'empêcher de parler comme de deux personnes, comme
1. FÉLIX, ap. Agobakd, Lib. adv. FeL, XVI, XVU; cf. IX; ap. Alccin, Adv. Felic. lib. septem, II, 3; IV, 2; Elipand, Epist. ad Fidel., col. 018; Symbol, fid. elip.,co\. 911 ; Epist. episc. Hisp. ad episc. Gall.,ïi, ix.
2. ÈLiPxnï), Epist. IV, 2, 5,6; lïl, 3; Epist. episc. Hisp. adep. GalL, 1,
3. FÉLIX, ap. ALcum, Adv. Fel. lib. septem, II, 14; AtctiN, Lib. adv. haares. Felic, XXXVi.