‹ Histoire des dogmesChapitre 17 sur 41 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Hisl^ire de rapoloffcUqae.

§. 50. A|»er{u lilténire de cette hisloire.

Jusqu'au règne de Théodose*le-Grand , le paganisme avait encore assez d'importance, dans Tempire romain, pour |:K)rter les écrivains chrétiens à le combattre et à prendre la défense du christianisme. Le nombre considérable d'écrits apologétiques du IV* siècle et du commencement du v*', prouve combien l'apologétique chrétienne était florissante à cette époque.

L'adversaire le plus dangereux du christianisme était la philosophie néo-platonicienne qui, au iii* siècle, était arrivée, à Alexandrie, à son plein développement. Porphyre et Hiéroclés^ qui appartenaient à cette école, avaient encore, à la fin de la précédente période, dirigé des attaques contre le christianisme. Les écrits que Méthodius, Eusèbe de Césarée et Apollinaire opposèrent à Porphyre ont été perdus; mais nous possédons encore celui d'Eusèbe contre Hiéroclés.

Quelques écrits polémiques, datant de la- première moitié du IV* siècle et dirigés contre les Païens, sont d'une portée plus générale ; c'est le traité d'Eusèbe^ intitulé PrcBparatio evangel. ; celui A*Athanase^ intitulé Lih. contra Gentcs, et celui deJulius Firmicus Matemus de errore profanarum religionum, écrit entre les années 340 et 350, et dans lequel sont déjà donnés des conseils très-fanatiques pour la destruction de Tidolâtrie.

Avec Julien, le paganisme recouvra encore une fois la domination , bien que pour peu de temps , et Tempereur laHméme combattit le christianisme du point de vue néo-platonicien, dans un écrit qu*a refuté plus tard Cyrille d^Alexandrie , qui nous a conservé beaucoup de fragments du livre de Julien.'

Au commencement du v« siècle, Tapologétique chrétienne fvt tout particulièrement appelée, en Occident, à remplir sa tâche, en réfutant Topiuion qui §*y était généralement répandue que les grandes calamités, les terribles dévastations qui, à la suite de rinvasion des peuples^ avaient désolé tant de contrées, étaient un châtiment par lequel les dieux se vengeaient du mépris dans lequel ils étaient tombés depuis la propagation du christianisme; car, disait*on, tant qu'ils avaient été adorés, les peuples avaient été heureux. C*est à ces accusations contre le christianisme qn'Auguêtin oppose son livre de Civilate Dei, et le prêtre espagnol Orosius ses Hisloriœ adversm Paganos,

Le dernier écrit notable contre les Païens qui ait paru dans l'Eglise orientale, est celui de TModorety qui fut publié en 440, sous ce titre : Guérison des maladies grecques y c*est-*àrdlre

païennes (EXXv^vtxwv Ocpaircvrixt} iroi6i}fftâ7QJv)«

Le nombre des écrits dirigés contre les juifs pendant cette période n'est pas moins considérable ; nous nous bornerons à citer ici Eusehii dcmonslralio evangelica , Gregorii Nysseni lesiû 'monia adversus JudfBos^ Ckrysosiomi adversus Judceos ora^ lianes Vltl, Àugustini tractatus adversus Judœos, >

Depuis; le milieu du v* siècle, on cessa complètement, parmi les chrétiens, de produire des ouvrages d'apologétique. Le paganisme était opprimé, et il n'en restait plus que quelques débris cachés ; le christianisme jouissait au contraire d'une domination incontestée, il n'y avait par conséquent plus de motifs pour que Ton défendit le christianisme. L'apologétique n'avait pas encore pris alors un caractère scientifique plus élevé ; on ne comprenait pas encore, qu'indépendante des conditions locales et temporaires, elle avait sa raison d'être en elle-même. On n'y voyait qu'une défense du christianisme contre les reproches adressés par des

' V. noie XXU. .

adversaires da dehors, mais non ane justification de TEvangile doTant la raison, ni une démonstration philosophique de la foi chrétienne; et du moment que les adversaires extérieurs du christianisme gardaient le silence, Tapologétique paraissait être devenue superflue. Ensuite les querelles dogmatiques, qui éclataient parmi les chrétiens, attiraient Tattention générale et occupaient tellement les écrivains chrétiens, que l'apologétique était complètement perdue de vue. Ajoutons que la décadence universelle de la science théologique, depuis le concile deChalcédoine, amena naturellement aussi celle de cette branche spéciale de la théologie. Il ne pourra donc être question par la suite que de Tapologé» tique du iv« siècle et de la première moitié du v«.

§. 51. ObjectioBs faites coilrt le ckrâtiaiiiiae el réfntation de c«s objections.

A la tête des adversaires du christianisme dans cette période , se trouve Julien^ chez lequel nous rencontrons à peu près toutes les objections que les Païens élevaient contre les Chrétiens.

Julien attaque particulièrement rAncien-Testament, parce que les Chrétiens le considéraient comme un livre divin. Il déclare absurdes les récits de la Genèse sur la création du monde et sur les bits de rhistoire de Thumanité ; trouve indignes les idées de Dieu que renferment les livres mosaïques, et est Surtout choqué de ceHe que Dieu a pris exclusivement soin d'un peuple, abandonnant tous les autres à. l'ignorance. Cyrille cherche au contraire à prouver que l'histoire mosaïque n'a rien que n'accepte la raison ; il explique par la condescendance que Dieu a pour la faiblesse de l'homme les passages qui lui attribuent des passions humaines, et répond à la dernière objection de Julien que l'homme est incapable de sonder les raisons d'après lesquelles agit la Providence divine, et que Dieu n'a nullement négligé les autres peuples, mais qu'il a au contraire, comme un sage médecin, attendu le moment opportun pour l'emploi des reiïièdes dont ils avaient besoin.

Julien blâme ensuite les Chrétiens d'avoir abandonné les anciens Dieux de leurs pères pour passer au judaïsme, vu que les Juifs étaient un peuple profondément méprisable , qui avait toujours vécu dans la servitude et n'avait jamais produit un seul grand

homme. En général , les Païens continaaient à reproduire le reproche que le chrisUanisme provenait des barbares et que les livres sacrés des Chrétiens étaient dépourvus de toute grâce et de toute beauté. Celui des apologistes chrétiens qui répond de la manière la plus explicite à ce reproche, est Théodorely^ en prouvant que c*ét&ient les Grecs qui avaient reçu des barbares la plupart des sciences et des arts , et que d*ailleurs dans le discours la forme importe infiniment moins que le fond.

Julien parle en outre , avec un profond mépris , de Christ , de sa vie et de ses actes ; faisant observer>qu*il a vécu dans la condition la plus basse et dans la misère , et qu*il n*a eu pour adhérents que des gens pauvres et de nulle valeur : objections que Cyrille n'eut pas de peine à réfuter. — 11 adresse encore un autre reproche aux Chrétiens : c'est que tout en reconnaissant le judaïsme comme divin , ils s'en écartaient cependant à tant d'égards , en renonçant aux sacrifices , à la circoncision , à la célébration du Sabbat , et en adorant un homme mort , contrairement à la doctrine formelle de Moïse. A cela Cyrille répond que la Loi n'avait été qu'une institution préparatoire, dans laquelle la vérité avait été présentée comme enveloppée d'images ; que la vérité étant elle-même apparue , la Loi était abolie quant à son sens littéral, mais qu'elle conservait toujours sa valeur quant au sens spirituel. Cyrille justifie l'adoration de Christ par sa dignité divine, eu faveur de laquelle il cherche des preuves même dans l'Àncien-Testament. Porphyre avait déjà objecté aux Chrétiens que le Dieu qui avait fondé les institutions religieuses des Juifs n'avait pas pu en établir d'autres ; que les premières , si elles avaient besoin d'être changées , ne pouvaient pas avoir été bonnes ; et que si elles étaient bonnes , elles n'avaient besoin d'aucun changement. Mais Augustin put répondre avec raison à cette objection que les changements produits dans les besoins des hommes nécessitaient aussi des changements dans leurs institutions.

Un reproche que les Néoplatoniciens adressaient très fréquemment aux Chrétiens , était de s'être complètement éloignés de la

' GriBc. affeci. curallo disp. 1.

doctrine primitive de Christ. Ainsi Porphyre , qui parlait luimême de Chri^ avec un très-grand respect, et déclarait trouver en lui un sage profondément initié aux mystères de la science, soutenait en même temps que sa doctrine avait été Talsifiée par ses disciples, puisqu'ils le reconnaissaient comme un dieu, et interdisaient le culte des dieux. Sans professer un pareil respect pour Jésus , Julien admettait cependant aussi que sa doctrine avait été altérée. Toutefois cette inculpation dans la bouche de Julien n'avait d'importance qu'en tant qu'elle se rapportait à des changements qui , comme on pouvait le prouver , ne s'étaient produits que depuis peu de temps. C'est ainsi qu'il blâme l'esprit persécuteur des Chrétiens à l'égard des Païens et des hérétiques, esprit qui se trouvait en contradiction évidente avec les prescriptions de JésHs et de Paul. Il réprouve également le culte des martyrs , qui avait tout rempli de sépulcres et de monuments ; tandis que Jésus , dans sa comparaison des Pharisiens avec des sépulcres (Matt., 33, 97), avait déclaré les tombeaux impurs.

Chez les Païens on entend aussi fréquemment formuler cette plainte que, depuis que le christianisme est devenu dominant, l'Empire romain a perdu son ancien éclat et a été frappé par d'innombrables calamités ; Libanius et Symmaque^ la profèrent déjà, et au v« siècle elle se fait entendre partout, mais surtout dans l'Occident. Pour en montrer le peu de fondement, Augusiiny dans son livre De civitale Dei , cherche à démontrer que le bonheur n'est pas toujours le compagnon de la vertu, ni l'indice de la satisfaction divine ; qu*une preuve du contraire, c'est que les Chrétiens ont souvent eux-mêmes à supporter de cruelles souffrances, ce qui leur arrive du reste pour leur véritable bien. Mais il montre en même temps qu'avant le christianisme, Rome avait déjà subi des calamités de tout genre, et que sa félicité devait être attribuée, non pas aux divinités du paganisme, mais au seul vrai Dieu. Il distingue à cette occasion deux grandes communautés : la cité de Dieu , c'est-à-dire l'universalité des adorateurs du vrai Dieu, qui, ici-bas, ont à souffrir bien des épreuves, mais qui enfin parviendront à une impérissable félicité, et la cité

' V. D0!e XXIII.

du monde , embrassant tous les hommes qui sont eu dehors do christianisme et tous les méchants, qui peuvent sans doute jouir d'un bonheur terrestre « mais qui sont destinés à une misère éternelle. — Pour répondre aux reproches des Païens , Orosius prit de son côté une autre voie. Dans son ouvrage historique, il fait rénumération de toutes les calamités qu'avaient éprouvées les empires et les hommes avant la naissance du christianisme , et cherche à prouver qu'elles avaient été plus graves que celles des temps récents ; que, par conséquent, le christianisme, loin de multiplier et d'aggraver ces malheurs, en avait plutot, au contraire, amené la diminution.

§. 52. PoIéfflifOÊ des CkrétieiB coi)re le Papùsoe a le iudalme

La mythologie païenne continuait à être attaquée et flétrie par les Chrétiens comme une œuvre des démons et comme une source d'immoralité de toute espèce. Cependant tous les Païens cultivés avaient cessé de croire à la lettre de cette mythologie, et leurs efforts ne tendaient qu'à la faire envisager comme l'enveloppe allégorique de vérités physiques et morales. Mais Easèbe fait observer' que ces explications allégoriques différaient singulièrement les unes des autres, et qu'il n^en résultait, par conséquent, rien de certain ; qu'ensuite, avec cette méthode de faire des divinités de simples forces de la nature, les doctrines religieuses n'étaient plus que de la physique, et qu*on aboutissait ainsi à l'athéisme; qu'enfin, ces explications étaient arbitraires et fausses , puisque , d'après les traditions les plus anciennes , les Dieux du paganisme n'étaient que des hommes qui avaient succombé à la mort. C'est de la même manière qu'Augustin réfute ces explications allégoriques.'^

Les attaques que dirigeaient les Chrétiens contre la philosophie païenne n'étaient pas moins fortes. Ils soutenaient toujours que les philosophes grecs, en particulier Pythagore et Platon, avaient puisé leurs meilleures idées dans les livres saints des Juifs , et c'est ce que Cyrille d'Alexandrie cherche à prouver,* en

' Prspar. evang., 1, Il el III.

' De civ. Del VI, c. 8. — ' Conlrà Julianum, I.

aUégaantque Moïse était plus ancien que tous les écriyains grecs, et en ajoutant comme fait probable que les Grecs, qui se distinguaient par leur désir d'apprendre et qui étaient si empressés à profiter des connaissances venant de l'étranger, devaient aussi avoir fixé leur attention sur les doctrines religieuses des Juifs ; il s'efforce enfin de démontrer que les philosophes grecs , du moment quHIs étaient en harmonie -avec TÉcriture-Sainte, s'accordaient aussi entre eux, mais que dès qu'ils s'en écartaient, ils n'exposaient plus que des idées contradictoires et absurdes. — Les docteurs chrétiens reprochaient, en outre, aux philosophes païens, leur désaccord sur les points les plus importants et leur participation au culte des Dieux, dont ils reconnaissaient cependant euxmêmes la folie, et cherchaient enfin à faire ressortir la supériorité du christianisme eu mettant en parallèle ces différentes doctrines avec le système de la philosophie païenne.

La méthode suivie dans la polémique contre les Juifs était la même que celle de la période précédente , et puisait toujours ses arguments dans TAncien-Testament, interprété en conséquence. On cherchait à prouver aux Juifs que les prophéties messianiques qu'il renferme s'étaient réellement accomplies en Jésus- Christ, et que certaines doctrines essentiellement chrétiennes s'y trouvaient déjà exprimées, comme veut par exemple le démontrer Grégoire de Nysse à propos de la doctrine de la Trinité. Au reproche des luifsquele$Chr^ens n'observaient pas la loi donnée par Dieu à Moïse, on répondait qu'its l'observaient dans un sens plus élevé, dans un sens spirituel, et Augustin s'efforce de démontrer qu*en prédisant l'incarnation et la passion de Christ, les prophètes avaient également prédit la transformation de l'ancienne organisation religieuse et le rejet des Juifs. Chrysostôme cherche de même & prouver aux Juifs, en s'appuyant sur l'Ancien-Testament, que les calamités sous lesquelles leur nation avait succombé était une jusfe punition de la faute qu'ils avaient commise en repoussant le Messie, et qu'ils ne devaient jamais espérer voir le rétablissement de leur nation et de leur temple. Tous oes arguments devaient, du reste, faire d'autant moins d'impression sur les Juifs , que les docteurs chrétiens ne se servaient jamais

que de la version alexandrine de rAncten-Testament et que leur exégèse était souvent très-forcée et très-arbitraire.

§. 53. Preii>es de la vérité et de la diviailé du Oiristianisiie.

Les raisons positives par lesquelles les Chrétiens cherchaient à dénaontrer la vérité et la divinité du christianisme furent les mêmes dans cette période que celles que Ton avait mises en avant dans la période précédente, avec cette seule différence que quelques-unes furent mieux développées, tandis que d'autres, dont on commençait à comprendre le peu de valeur, étaient à peu près laissées de côté.

Pour prouver Vexcellence du christianisme, on invoquait toujours le fond même de la doctrine chrétienne, dont la supériorité sur tous les systèmes philosophiques sautait aux yeux, dès qu'on les comparait réciproquement, ainsi que les effets moraux produits par le christianisme , dont on trouvait surtout la preuve dans le martyre et dans la vie monastique; car sacrifier pour la vérité tous les biens terrestres, même la. vie, semblait être le comble de la vertu.

Pour démontrer Vorigine divine du christianisme, on se fondait :

I • Sur le caractère de Jésus el des Apôtres, en s'efforçant de le présenter sous son vrai jour, ajnsi que sur les conditions particulières dans lesquelles ces derniers avaient vécu. Exisèbe fait à ce sujet des observations dignes de fixer notre attention.' Il montre que Jésus, qui voulait conduire et élever les siens à la vertu la plus pure, et qui notamment interdisait tout mensonge, ne pouvait pas avoir été lui-même un imposteur ; que la véridicité des Apôtres ressortait de ce que leur maître leur avait prescrit un suprême respect pour la vérité ; de ce que Timposture, dans le cas où Ton voudrait les en accuser, loin de leur procurer das avantages, ne leur aurait attiré que des persécutions et n'aurait fait que les exposer à la mort, de ce qu'enfin, dans leurs récits,

' DemoQftraUo cvang. III, c. 3 et 5.

ils ne dissimulaient pas leurs propres fautes. D'où il conclut que Jésus, en s'annonçant comme le Fils de Dieu, envoyé de Dieu |)our le salut de l'humanité, et les Apôtres en confirmant ce témoignage, sont parfaitement dignes de foi.

12. On alléguait ensuite comme preuve de la divinité du christianisme, les miracles et les prophéties. Ëusébe s'attache surtout à prouver que les miracles de Christ u*ont pas été opérés à Taide des démons. Dans son écrit contre Hiérocles^ il prouve que ceux d'Apollonius de Tyane ne peuvent nullement se comparer aux miracles de Jésus. Augustin est le premier qui ait songé à donner une définition du miracle. Voici ce qu'il en dit : ' Miraeulum vocoy quidquid ardnum et insolitutn supra spejn vel faeultalem miranlis apparet. Le miracle est par conséquent, selon lui, un fait insolite, dépassant l'attente ou les facultés de celui qui en est témoin et le plongeant dans l'étonnement ; mais il ajoute^ que les miracles ne sont pas contra nataramy puisqu'ils ont lieu par la volonté de Dieu , mais qu'ils sont seulement contra quam est nota natura. On voit qu'Augustin ramène l'idée du miracle à des caractères non objectifs, mais purement subjectifs, et ne cherche pas dans le fait la raison pour laquelle il est considéré comme un miracle, mais dans le rapport qu'il y a entre l'homme et ce fait. — On continuait de même à se servir des prophéties comme d'une preuve de la divinité du christianisme. On invoquait à la fois celles de l'Ancien-Testamenl se rapportant à Christ, et celles de Jésus lui-même à l'égard des événements qui étaient arrivés plus tard, tels, par exemple, que la destruction de Jérusalem, tandis qu'on alléguait trèsrarement les prédictions de la sibylle et d'Hystape , dont on avait foil un si fréquent usage dans la période précédente, et auxquelles Augustin se rapporte encore,^ soit qu'on ait accordé aux Païens la non authenticité des écrits qui les contenaient, soit qu'on ait renoncé à les citer à cause de l'extrême répulsion qu'elles rencontraient parmi eux.

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