On continuait également à alléguer la propagation du
' De auntale credendl, c. 46. - ' De civ. Del XXI, c. 8. ' De civ. Det XVUI, 23.
christiaiiisme et les conditions particulières dans lesquelles elle avait eu lieu, comme une preuve de sa divinité. Le christianisme, disait -on, bien qu'annoncé par des hommes pauvres et de basse extraction, a cependant triomphé du paganisme, soutenu par le pouvoir public, et s*est répandu par toute la terre. Plusieurs des doctrines préchées par les Apôtres, par exemple, celle de la divinité de Jésus, condamné à une mort ignominieuse, paraissaient être une folie aux yeux des hommes ; mais si danâ de telles circonstances, le christianisme s^est néanmoins propagé victorieusement, cela ne prouve-tril pas son origine divine? L'intervention divine dans les destinées du christianisme se montre déjà en ce qu'il est entré dan$ le monde à Tépôque la plus favorable, alors qu'Auguste réunissait sous sa domination une grande partie du monde connu, et que partout régnaient le calme et la paix. Que les peuples eussent été répartis sous différents chefs, qu'il y eût eu des guerres et des troubles, et la propagation du christianisme n'eût pas pu réussir.