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éternelle génératiOD du Logos et le rejet du chiliasme. D'autres provoquèrent de l'opposition, des controverses tbéologîques , et par là de nouveaux développements dans la doctrine de TEglise. Cest ainsi que toute la querelle arienne se rattache au système dogmatique d*Origine.
g. 12. Théologie de itglise hifine aa ni* sièele.
Au deuxième siècle, non-seulement le nombre des chrétiens de langue latine était encore faible en comparaison de l*Eglise grecque, mais de plus TEglise latine ne formait guère, quant à la vie spirituelle, qu'un appendice de l'Eglise grecque. Elle ne possédait pas encore de lillératui*e à elle, mais se rattachait à celle du christianisme oriental. C'est en grec qu*ont écrit les plus anciens auteurs do l'occident^ tels que Clément de Rome et Irénée. Ter* tullien lui-même avait rédigé plusieurs ouvrages en grec , en sorte que cette langue, dans laquelle les apôtres avaient déjà exprimé les idées chrétiennes, fut longtemps considérée , même dans l'Eglise occidentale, comme le seul organe qui pût les rendre d'une manière satisfaisante. Mmucius Félix , bien que le plus ancien des auteurs de l'Eglise latine, ne trouva cependant pas l'occasion d'essayer de rendre en latin les idées distinctives du christianisme, puisque son écrit ne l'obligeait pas à pénéti*er bien avant dans les' doctrines chrétiennes. Cet essai ne fut fait en grand que par TertuUien (m. vers 290), qui par suite doit être oonsidérô comme celui qui, le premier, a formé le langage latin de l'Egiisê. Dans le développement de la doctrine, il suit complètement les Pères grecs du u* siècle, et il n'en diflère que par le point de vue matérialiste, sous lequel il conçoit certaines doctrines. Quoique, dans la dernière période de sa vie^ il se soit eutiènanent tourné du côté du montanisme , il a toujours joui d'une très-haute considération dans l'Eglise latine, comme écrivain, et ses ouvrages ont exercé sur elle une très 'grande influence. Après lui, eeux qui , dans l'Eglise latine du m* siècle, ont encore de l'importance, relativement à l'histoire des dogmes, sont Cyfrien (m. 258) et son contemporain Novaiien^ puis Laetanee (m. vers 330), dont l'ouvrage intitulé InèlitutiQ-
nés divinœ^ ne contient cependant pas un enseignement complet de la religion chrétienne, mais une apologie et une recommandation de la foi chrétienne, à l'usage des païens. Le maître de ce dernier, Amobe^ rhéteur à Sicca, vers 303, mérite moins de figurer dans rhistoire des dogmes, parce quMl a trop d'opinions personnelles, et que, par suite, ce n'est pas un témoin parfaitement sûr de la doctrine de son époque.
Avant Augustin, il a été trèis-peu fait dans l'Eglise latine en faveur du développement des dogmes chrétiens. La philosophie, qui donnait cependant toujours la première impulsion à toutes les modifications dogmatiques , n'avait jamais été cultivée en Occident avec un vif intérêt , ni dans un esprit d'indépendance. Même chez les Romains d'une époque antérieure, si lesdiflerenis systèmes philosophiques de la Grèce avaient trouvé quelques adhérents, ils n'avaient du moins trouvé personne d'assez indépendant pour leur donner un nouveau développement. Eu revanche, les Romains se distinguaient par un esprit plus pratique, surtout par le soin avec lequel ils ont arrêté les principes du droit positif, et ils ont, sous ce rapport, laissé dans leurs codes un modèle qui n'a point été dépassé. Ce même caractère s'est aussi manifesté dans l'Eglise occidentale du ui* siècle. Les docteurs de cette Eglise ont pour la philosophie une aversion qui la leur fait considérer comme la mère de toutes les hérésies. Tertulieii nomme les philosophes palriarchas hœrelicorum, la philosophie une concussio verilatis; Platon^ otnntum hœrelicorum amdimentarius ; * et il dit, en outre : Ispœ denigue hcereses à philosophia subomantur. — Quid ergo Athenis et Hierosolymùf ? Quid Academiœ el Ecclesiœ? Viderint qui sioicam et PlaUmicum, et dialeclicum chrislianismtim protulerunL Minucius Felix^ appelle les philosophes corrup(ore« e< adultéras et tyrannos^ qui faisaient orgueilleusement parade d'une sagesse qu'ils ne possédaient pas, et il suppose' que le démon de Socrate était un méchant démon ; il nomme Socrate Scurram Atticum^ épithète dédaigneiise, mais qu'il n'avait fait qu'emprunter à un épicurien
' TertaUieo, De animé. G. 3-S3, cf. de pra^scr., 7-8. — ' Gap. 38. ' Gap.î7.
nommé Zenon.' En opposition à la philosophie de Técole, il recommande le bon sens ordinaire.^ Ces docteurs de FEglise considèrent les doctrines qui leur ont été transmises par la tradition^ comme quelque chose de positif et d'inviolable et se contentent de les expliquer. Mais étant dépourvus de toute philosophie , ils les concevaient ordinairement sous une forme très -matérielle et très-grossière. La doctrine de TEglise latine du ui* siècle est donc au fond la même que celle que nous trouvons -chez les apblogètes grecs du u* siècle, et elle n'en difiëre que par une concepiioif plus matérialiste. Les développements nouveaux que la doctrine chré* tienne dut aux théologiens alexandrins, restèrent inconnus à TEgiise occidentale.
En revanche, on commençait déjà à cette époque, en Occident, à s'occuper, avec une prédilection particulière , du côté extérieur (le l'Eglise, c'est*à-dire de «a constitution et de ses droits ; et il arriva ainsi que les doctrines qui s'y rattachaient furent portées H un certain degré de développement. C'est ainsi que Cyprien fait époque dans l'histoire de la doctrine de l'Eglise, parles principes qu'il établit à ce sujet.