A.YO
l'Evangile est un miracle de ce second ordre, quoique la nature d'ailleurs, mais dans d'autres circonstances, puisse rendre la puissance visuelle et la lumière des yeux. Il en est de môme de la résurrection des morts : car l'effet en lui-même, la communication de la vie du corps peut se produire naturellement, quoiqu'il ne se produise jamais sur un cadavre.
Dans une troisième catégorie viennent se ranger les miracles qui ne dépassent les forces ordinaires de la nature que par la manière dont ils sont produits {secundum fieri) ; comme la guérison subite de la fièvre par une parole, ou l'apaisement subit de la mer en courroux. La possibilité d'une pareille intervention merveilleuse de Dieu dans le monde est inséparablement rattachée à la création du monde par Dieu ; sa fin et sa nécessité relative viennent de l'ordre surnaturel qui a besoin du miracle pour obtenir créance.