‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 67 sur 112 · Quoique la nature humaine du Sauveur, n'ait pas été · texte numérisé non relu

Quoique la nature humaine du Sauveur, n'ait pas été

(i) Cf. Paulin. I. c. c. 51 : Nani et ante incarnationis mysterium et post assumptionis sacramentum semper unus idemque proprius verusque Dei Filius, et verus permanet Deus. In forma namque Dei aequalis Patri. in forma vero servi minor Pâtre.

(2) Alcuin c. Feî. III, 8. — (3) C. Fel. I, 2î.

(4)Contr. Felic. I. 22.

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engendrée du Père de toute éternité, mais ait pris son commencement dans la plénitude des temps, du sein de la bienheureuse Vierge, cependant précisément à cause de l'Unité de la personne, le fils de la Vierge doit être appelé Fils de Dieu. Il y a quelque chose d'analogue dans l'homme. Il se compose de deux parties essentiellement différentes: le corps et l'âme raisonnable ; quoique par son corps il soit engendré par ses parents, et par son âme créé immédiatement de Dieu, il est cependant appelé fils de son père ou de sa mère. En employant cet argument, les Pères de cette époque se montraient les partisans du créatianisme (1 et de la dichotomie (8).

5. Si, d'après la doctrine de l'Eglise, telle que le troisième concile général l'a définie, la bienheureuse Vierge est véritablement mère de Dieu, le fils qui est né d'elle, est donc vraiment le Fils de Dieu (3). Devant ceci, les adoptianistes, quand ils se piquèrent d'être conséquents avec euxmêmes, durent contester à la bienheureuse Vierge le titre de mère de Dieu : c'est ce que fit Félix d'Urgel (4).

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