‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 74 sur 112 · Les Scolastiques reconnaissaient avec juste raison que · texte numérisé non relu

Les Scolastiques reconnaissaient avec juste raison que

(1) Inlibr. Sentt. III. arl. 1. qu. i— 3. — Ib. art. 1.

(2) S. th. 3. q. '2. a. 6. — (3) L. c. dist. 9, ?. — (4) L. c. dist. 12, 3.

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union intime de la nature humaiae Dieu,

Christ, il s'était produit pour l;i nature humaine une glorifiration et une divinisation d'une • particulière. Rel.i-

ment à l'intelligence de l'âme humaine, le Maître des Sentences admel que le Christ, môme de ce eôfé a tout su, mais seulement à un degré moins parfait et moins adéquat que Dieu. Mais pour ce qui est de la pui— I con-

teste à l'âme humaine la toute-puissance 1

Saint Thomas égale la connaissance humaine du Christ à su connaissance divine, moins au point de vue de l'étendue qu'au point de vue du degré ; les Maître de Sentences, par contre, revendique pour l'âme humaine au point de vue de l'étendue une connaissance divine qui emhrasse tout. La raison en est que dans saint Jean (3,34 il est dit que leSaint- Esprit a tout donné au Seigneur s;ins mesure. Il explique donc le passage de saint Luc (2,52), où i| est parlé de progrès du Seigneur en sagesse el en grâce devant Dieu et devant les hommes, en disant, que le Christ communiquait toujours davantage au dehors les trésors de son intelligence (2).

4. C'est avec raison qu'il regarde comme un privilège particulier la liberté du Seigneur dans ses souffrances et dans sa mort, car l'Homme-Dieu n'y était nullement soumis par nécessité. Quant à l'interprétation de saint Hilaire, il ne la pousse pas si loin que nous l'avons montré dans sa doctrine (3) ; il se contente d'indiquer la doctrine du saint docteur en faisant entendre que lui aussi anié pour le Sauveur la nécessité de souffrir. Pour les imperfections cependant, qui ne conviennent pas à la personne divine, le Christ ne les a pas prises.

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