‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 79 sur 112 · DOGMES · texte numérisé non relu

DOGMES

prenait plusieurs habitus pour les différents* omah

la science. La connaissance des esprits purs a besoin, en proportion de leur plus grand degré de perfection, d'autant moins d'habitude et jouit d'une plus grande simplic. Mais la connaissance humaine, — et le Sauveur la possédai — a besoin de différents habitus : ainsi le comporte fa faiblesse de notre intelligence.

Le troisième mode de connaissance humaine est, par opposition aux deux que nous avons mentionnés, nommé scie?itia acquisita et attribué à {'intellect agent. Saint Thomas, en effet, et les Scolastiques après lui distinguent, a Aristide un intellect possible, qui reçoit les conceptions spirituelles et est doué de différentes habitudes, et un intellect agent, qui comme tel est propre à l'homme, et élabore à l'aide de l'abstraction des représentations sensibles, les spiritualise et en forme les espèces intelligibles. Lame humaine du Christ devait aussi avoir une semblable puissance d'abstraction, et môme à un degré bien plus par que les autres hommes, ou mieux, au degré le plus parfait.

Cette distinction est très utile à saint Thomas, lorsqu'il veut expliquer l'accroissement de la connaissance chez le Sauveur d'après les paroles de saint Luc 2- 52). Pour la vision de Dieu en effet, elle ne saurait pas plus s'accroître que la connaissance infuse par habit"?. Nu! perfection ment ne peut avoir lieu dans ce mode de connaissance] qu'en tant que de Y habitus se dégagent des actes de plusj en plus parfaits. Seulement la connaissance acquiso a été dans le Christ élevée aussi et perfectionnée selon l'habitude, en tant qu'à la suite de nouvelles représentations sensibles, se réalisaient de nouveaux concepts, et ainsi avait lieu ui élargissement et un complément de Vhabitus de la coi

Est auteni eonnaturale animae humanae, ut recipiat sjecies in mine universalitate quam angeli : ita scilicet quoi diversas nataras spécifie per diversas species intellitribiles cognoscat. Ex hoc autem contingit quod in nobis sint diversi habitus scientiarum. . . . Et ideo scientia i rrd.it animae Christi fui t disti.icta Sccundum diversos habitus.

Page 1