‹ Histoire des dogmes (volume 2)Chapitre 97 sur 112 · III<TOIKE DES DOG · texte numérisé non relu

III<TOIKE DES DOG

si par notre génération nous provenons d'une nature de péché, nous avons besoin aussi d'une complète renaissance à une vie nouvelle et d'une insertion de la grâce du Christ dans notre nature et dans notre être (1).

Les effets de l'exemple du Christ sont comme la simple impression d'un tableau si la destruction du péché et la sanctification par l'action créatrice de la grâce ne les précède comme base.

Dans tous ses autres écrits saint Bernard expose de la même façon le mystère de la satisfaction représentative du Christ. Le Fils de Dieu fait homme a accepté avec la pleine liberté d'une personne qui a puissance absolue sur la vie, l'ignominieuse mort de la croix ; il a donné par là le plus sublime exemple d'humilité, d'obéissance et d'amour, et offert une expiation pour les péchés du monde entier (3).

Doctrine de Pierre Lombard, d'Alexandre de Halès et de saint Bonaventure sur l'œuvre de la Rédemption.

A. Parmi les Scolastiques du douzième siècle, c'est Pierre Lombard quia eu une influence particulière sur le développement de la théologie d'école.

I. La possibilité d'un mérite et d'une satisfaction du côté du Christ, Pierre Lombard la trouve aussi conditionnée

(1) Ib. c. 9.

(2) Cf. Sermo in fer. IV. hebd. s. n. 3 : Potest humana vesania sibi ipsi in morteiii sceleratas injicere manus ; sed non est ponere animam suam : urgere eam magis et violenter abrumpere, quam ad nutum ponere est. Tibi, impie Juda, misera plane facilitas fuit, non ponendi animam, sed perdendi : nec tradente te, sed trahente laqueo nequissimus ille spirtus tuus exivit, non emissus a te, sed amissus. Solus in mortem tradidit animam suam qui solus virtute propria regressus est ad vitam. Solus> potestatem habuit ponendi, qui solus facultatem aeque babuit liberam resumendi, imperium babens vitae et mortis.

(3) Ib. n. 1.5.

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