‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 109 sur 480 · De nupt. eteonc. I. 19 ; H, 3i. C. Jul. VI · texte numérisé non relu

De nupt. eteonc. I. 19 ; H, 3i. C. Jul. VI

2. De pecc. mer. et rem. II, 4 : Coccupiscentia igitur tanquam lex peccati maliens in membris corporis mortis hujus, nascitur in parvulis, cum parvulis baptizatis a reatu solvitur, ad agonem relinquitur, ante agonem mortuosnulla damnatione persequitur ;parvulos non baptizatos reos innectit, et tanquam irae filios, etiam si parvuli moriantur, ad condenmationem trahit.

3. Auf/. Op. imp. c. Jul. I, 70: Quae (libido) quoniam nunc t=»lis non est, sed ipsa licita inbianter, non obtemperanter appelit, in illicitis autem aut spiritum dejlcit, aut contra spiritum concupiscit, agnoscite malum vitiata naturae integritate contractum : quo malo bene utitur nropagandi officio eastitas conjugum, et de quo malo ducitur generatiotiis obnoxiae vinculum régénéra tione solveDdum. Cf. C. Jul. II. 3. C. duas epp. Pelagg. I, i$. 27: Ex quibus tameQ, si filios caraaliter giguunt rursus trabitur (cooeupiscentia) rursusque est noritura nascentibus, nisi eadem forma renascentibus remittatur et insitnihil obfutura vitae futurae, quoniam reatus ejus generatione tractus, regeneratiooe dimissus est.

4. De nupt. et conc. II, S. 9. 22. C. duas epp. Pelagg. I, 16, 32.

5. De nupt. et codc. I. 2'}, 26: Hoc generi humano inllictura vulnus a d abolo, quidquid per illud nngcitur, cogil esse sub diabolo, tamquam de

même en d'autres passages la regardent seulement comme le canal de la propagation du péché l ; que le péché originel dans son côté matériel et ses effets privatifs de grâce se transmette avec une certaine convenance de la même façon que la nature humaine elle-même est transmise, c'est tout ce que nous pouvons affirmer comme certain. Car il semble répugner à cause de l'idée de la grâce, de l'ordre surnaturel, de la haute dignité conférée à l'homme par sa ressemblance avec Dieu, que la voie par laquelle il devient membre du corps du premier Adam, soit aussi celle par laquelle il doit devenir fils de Dieu ; que la voie par laquelle lui arrivent les châtiments du premier péché soit aussi celle par laquelle il doit devenir citoyen du royaume du ciel. Le mode de transmission de la nature humaine relève d'un ordre matériel inférieur et ne saurait être la voie, par laquelle la grâce divine nous est communiquée, la relation si sublime de la créature au Créateur est établie, la participation à la filiation du Verbe éternel est fondée. Mais la transmission héréditaire de la dette n'est pas résolue par la coopération de la concupiscence désordonnée dans l'œuvre de la génération. Pour la faire concorder avec nos idées naturelles, il fallait remonter à l'unité générique de tous les hommes en Adam, leur premier père. Il avait été possible à celui-ci de nous représenter tous dans le péché et la damnation, il était possible au second Adam de nous représenter tous dans la grâce et le salut.

Les Pélagiens objectaient contre la doctrine du péché originel que si on admettait que le péché affectait la nature humaine, on tombait nécessairement dans le manichéisme et on devait admettre aussi l'existence d'une substance ou nature mauvaise. Si les Pélagiens étendaient le mani-

suo frutice fructum jure decerpat: non quod ab illo sit natura huraana, quae non est nisi ex Deo, sed vitium quod noa est ex Deo. Non enim propter se ipsam, quae laudabitis est, quia opus Dei est, sed propter damnabile vitium quo vitiata est, natura humana damnatur. Cf. C. Jul. IV, 4. Ep. 494, 6.

I. Depecc. mer. et rem. 1,9. Op. imp. c. Jul. II. 57. De nupt. et conc. 1,1.

chéisme jusqu'à appeler de ce nom fcoute théorie., qui admel une attache au péché inhérente à la nature sans la participation de la liberté personnelle, leur reproche contre Augustin el contre renseignement de l'Eglise elle-même eût été fondé. Mais voilà où était Terreur. Sainl Augustin n'a jamais entendu parler, à l'occasion du péché originel, d'une nature ou d'une substance mauvaise, quoiqu'il ail été question d'un péché qui se greffe sur la nature. Le péché, il ne l'attribuait physiquement pas plus à Dieu qu'à un autre être absolu; il conserva au contraire toujours au péché et au mal leur caractère négatif et privatif. Le démon a bien sans doute tenté le premier homme, il l'a véritablement conduit au péché et il est devenu par le fait même coopérateur de la souillure de la race ; mais il n'a créé, ni formé une substance mauvaise dans la nature de l'homme ; il n'a qu'aidé l'homme à la corrompre et c'est cette corruption qui se transmet par la naissance tout comme une maladie se transmet dans le corps1. Que le péché infecte et dégrade la nature, cela est manifeste et a pu se produire par suite du péché originel, sans que pour cela on doive admettre un mal de nature ou de substance. Cette objection empêchait saint Augustin de se servir, en parlant du péché originel, de l'expression * peccatum naturae » ou « naturelle »-; il employait l'expression «.peccatum ori- (jinale », il l'appelait un affaiblissement, une dégénérescence de la nature « languot\ vitium naturae », un acci-

1. Auy. Do nupt. el conc. II, 34, lu: Ita hoc dicit, quasi nos dicamus, per diabolum aliquid substanliao ereatum in hominibus. Persuasit nialum diabolus tamquam peccatum, non creavit tamquam naturam. Sed plane naturae persuasit, quia homo natura est, et tdeo eam persuadendo vitiavit. Oui cnini vulnorat, non créât niombra, sed voxat... l'nde illo magno primi hominis peccato, natura ibi nostra in deterius commutata, nonsolum facta esl peccatrix, verum etiam ^cnorai peccatorea : et tamen ipso lan^uor, quo bene vivendi virtua periit, non est utique natura, Bed vitium : sicut certe mala in corpore valetudo, non est ulla substantia vol natura, sed vitium: ot licel non sompor, tamen plerumque malao valotudinos parentum ingenerantur quodam modo, et apparent in corporibus tiliorum.

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