‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 112 sur 480 · Aug. De pecc. rem. III, 4. G. duas epp. Pelagg. III · texte numérisé non relu

Aug. De pecc. rem. III, 4. G. duas epp. Pelagg. III

3. Op. imp. c. .lui. III, 199 : Si autem non eruitur a potestate tenebrarum, et illic remanet parvulus ; quid miraris in igné aeterno cum diabolo futurum, qui in Dei regnum intrare non sinitur? An quia Pelagiani nescio quem parvulis non baptizatis, praeter Dei regnum, quietis et vitae aeternae locum praeparant, etc.

4. De gv. et lib. arb. 3, 5 : Sed et illa ignorantia quae non est eorum qui scire nolunt, sed eorum qui tamquam simpliciter nesciunt, neminem sic excusât, ut sempiterno igné non ardeat, si propterea non credidit, quia non audivit omnino quid crederet : sed fortasse ut mitius ardeat.

o. De pecc. mer. I, 16, 21. Epist. 186, 8.

6. C. Jul. V, 11, 44 : Ego autem non dico parvulos sine baptismale; Christi morientes tanta poena esse plectendos, ut eis non nasci potius expediret, cum Dominus boc non de quibuslibet peccatoribus, sed de scelestissimis et impiissimis dixerit.

de l'existence. Pourquoi ne leur aurait-il pas reconnu cette félicité naturelle en général, puisqu'il accorde en dermes exprès que les païens eux-mêmes, qui, sans avoir acquis la foi au Christ, auront cependant pratiqué la

vertu aatureUe, recevronl une récompense temporelle? En vérité, saint Augustin n'a pas formulé, dans le feu delà discussion, un enseignement qui n'était pas exigé par la. doctrine de l'Eglise. 11 a rendu plus difficile son explication du péché originel, en ne permettant pas à l'intelligence naturelle de voir comment Dieu a pu condamner les hommes pour une faute héritée aux peines positives de l'enfer. Il lui aurait été beaucoup plus aisé de réfuter les objections des Pélagiens, comme le firent après lui les théologiens, s'il s'étaii souvenu que Dieu, à cause du péché originel, prive seulement l'homme de ce qu'il lui avait donné d'ornements surnaturels par pur bon plaisir et sans que l'homme y eût aucun droit, et. d'autre part, que l'homme n'avait pas été corrompu dans ses puissances et capacités essentielles, pas plus que dans sa nature.

2. Une nuire conséquence du péché originel, c'est, a dit saint Augustin, la concupiscence déréglée qui se révèle chez nos premiers parents aussitôt après le péché, par la honte de leur nudité et qui est passée à toute la race. Les Pélagiens, en la considérant comme une chose naturelle et même bonne, en l'attribuant au Rédempteur, ne prirent pas garde à l'influence prépondérante que les sens dans l'homme tombé exercent sur la raison. En ce qui concerne le Sauveur, ils s'appuyaient sur les erreurs nestoriennes et déclaraient que Jésus-Chris! avait dû atteindre la vertu par les moyens ordinaires el n'avait mérité que de cette sorte son union intime avec le Verbe1. Mais en revanche on a interprété la penser de unir.' sainl docteur sur la concupiscence de plusieurs façons. Il aurait, dit-on, attribué à celle-ci une puissance déterminante sur la volonté libre, qu'elle nécessiterai au mal: il aurait considéré la. nature comme si corrompu»-,

Page 1