‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 124 sur 480 · Aug. Sermo · texte numérisé non relu

Aug. Sermo

l'immaculée conception 183

Milan, voulut écarter du domaine de la Loi morale leschoses de cous âl, le jeûne e1 surtoul le oélïbal ; il nia aussi la virginité de Marie. Saint Jérôme s'éleva alors, dans deux livres, (•nuire ce téméraire ; mieux encore, un synode romain se tint sous le pape Sirice (390) pour réprouver cette erreur. Saint Jérôme combattit encore dans son livre Contre Hel- Vidius un autre hérétique qui, à la même époque mais par suite de ses opinions ariennes sur la nature créée du Sauveur, enseignait que la virginité de Marie, avait cessé post partum. Le pape Sirice condamna Bonosus, évêque de Sardique en lllyrie, un autre arien, et il chargea les évoques d'Illyrie de lui faire son procès. L'histoire de la christologie ne manque pas de témoignages tirés des écrits des Pères en faveur de la virginité de Marie. Lpiphane soutient cette thèse comme admise de tous ; Jérôme * fait appel à la tradition, 1 elle qu'elle est formulée par les Pères anténicéens. Ce qui nous occupe ici, c'est la relation de ce point de doctrine avec celui de la virginité spirituelle et de l'absence permanente de toutpéché chez MarievSila première convenait à la Mère de Dieu, combien plus encore la seconde ! Julien le Pélagien comprenait très bien ce double point de vue quand il objectait à Augustin contre l'explication de la transmission du péché originel par la concupiscence toujours désordonnée dans l'acte de la génération : « Celui-là (Jovinien) ne détruisait la virginité de Marie que par la naissance (du Seigneur); toi tu la soumets au démon dès sa conception naturelle2 ». Il suit de là que pour Julien l'indépendance originelle de Marie en face de la domination du démon et était une prérogative plus importante que la virginité elle-même. Julien ne croyait pas seulement, en sa qualité de Pélagien. à la conception immaculée de Marie, puisque d'après, lui tous hommes entraient aussi dans l'existence sans péché originel1, mais il suppose de pins que cet enseignement est,

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