Orat. VI. ibid. p. 640, n
6. Ibid. p. 637, n. 8 : Latcbat eum ex virginali rursus paradiso intemeratis Dornini manibus plasmari secundum Adam.
i/lMMACCLKi: CONCEPTION 187
qui montrent combien esl extraordinaire l'œuvre de La
grâce de l'Homme-Dieu en sa. mère el combien parfaite la pureté de celle-ci.
Au vme siècle, Bainl Jean Damascène qui l'ut le plus ardent admirateur de la Vierge Marie nous amène encore
plus loin. 11 proclame avec chaleur sa virginité avant, pendant et après sa naissance ; il nous rappelle ensuite la connexion intime de cette virginité, avec la virginité de Tàine : « Elle conserva, dit-il l, son âme vierge comme son corps. C'était convenable pour celle qui devait recevoir dans ses entrailles Dieu, qui est saint, et ne se repose que dans les saints ». 11 appelle Marie la « vierge sans tache » (Try.cOho: y./p's.j7o;),ce\\e qui ne laissa jamais s'insinuer en elle un désir terrestre et charnel ; il la compare au paradis terrestre, car en elle a été planté le véritable arbre de vie. « L'accès de ce paradis, ajoute-t-il -, n'était pas ouvert au serpent qui en nous suggérant l'envie d'être semblables à Dieu, nous rendit semblables aux animaux sans raison. Le Fils unique de Dieu étant Dieu et égal par nature à son Père, s'est fait homme dans le sein de cette Vierge, ce sol pur et virginal)). Il la célèbre comme la reine de toutes les créatures3, comme la souveraine des Anges4, car nous devons supposer, que, semblable aux Anges, elle a été sanctifiée depuis le premier moment de son existence par le Saint-Esprit et qu'à aucun instant de sa vie elle n'a été sous la puissance du démon. Tout le contenu de la deuxième homélie a pour but de développer l'idée que la mère de la vie n'a pas dû être soumise à la loi de la mort, suite du péché, qu'à l'exemple de son Fils, elle a dû abandonner librement sa vie et a été trouvée digne, après le troisième, jour, d'être ressuscitée