‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 128 sur 480 · Jo. Damasc, De orth. Bde IV, 14 (éd. Lequien, t · texte numérisé non relu

Jo. Damasc, De orth. Bde IV, 14 (éd. Lequien, t

2. Hum. ± in Dorm. B. M. V. C. 2 (II, 869) : 'E« toûtw ykp b Sfts oùx ïtyi toiktivj ',; t/,: Iisj'sj-. 3pe)fiévTBi Oscâveoiç, rol~ oofWirotq vop."Rtx.psfik$'t\p£* xrrjveoiv.

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3. Jo. Damasc. De orth. ord. IV. 14 (I, 275). i. nom il. :!. in Dormit, c. •"» II, 880).

comme son Fils1. Elle n'a donc pas dû être soumise au péché cause de la mort : « La mort des pécheurs est mauvaise ; mais que devons-nous dire de Marie, en qui l'aiguillon de la mort, le péché, a été tué, sinon que sa mort a été le commencement d'une vie éternelle et meilleure 2 » ?

Saint Jean Damascène, dans cette description, nous fait remarquer que son divin Fils reçut, dans ses bras, l'âme de Marie, cette âme sainte, sans tache3 et pure comme le soleil, alors que celle-ci lui répondait : « Reçois donc cette âme qui t'est si chère et que tu as conservée à l'abri du péché4 ». Dans une autre homélie pour la même fête, après avoir rappelé la conception de Marie par Anne et Joachim, il mentionne quoique en termes voilés, sa sanctification originelle. Il glorifie Marie comme le trône royal, devant lequel les Anges se tiennent debout, comme PEden spirituel, comme l'arche d'alliance, comme l'urne d'or pour recevoir la manne, comme le chandelier, comme la table pour recevoir les pains

1. Cf. c. 14. Le titre de cette homélie « in Dormitionem B. M. V.», s'étend aussi à la réception de Marie au Ciel, où elle est montée corporellement. Ce mot « Dormitio » fut employé aussi dés le début, pour désigner la mort des martyrs. Le Sacramentaire de s. Grégoire le Grand, de la fin du vie siècle, parle déjà, dans le sens indiqué, de la fête de Marie, qui est fixée au 15 août. Quelques homélies du vne siècle sont prononcées sur cette fête dans l'Eglise grecque. Saint Jean Damascènen'indiquepasd'autre document écrit sur le fait de l'Assomption de Marie que celui, bien court au reste, du pseudo-Aréopagite, qui (De div. nom. III) voulait exalter son maître Hiérothée et racontait de lui, qu'il se trouvait avec les autres apôtres au moment de la mort de la Sainte Vierge et s'était môme distingué des apôtres par la profondeur de ses pensées et des signes réels de l'inspiration. Jean Damascène cite encore l'histoire d'Eutymius, dont il ne nous reste plus rien. Il ne lui restait qu'à faire appel à la tradition orale de l'Eglise. Beaucoup d'écrits apocryphes, du ve siècle ou d'une époque postérieure, composés par des hérétiques ou des lidèles, témoignent de l'authenticité de la tradition sur la mort et l'Assomption de Marie. Le « décret de Gélase » indique un de ces écrits comme un livre, dont la lecture est défendue. Tischendorf en a édité quelques-uns (Apocalypses apocryphae, Lipsiae, 1866), parmi lesquels on remarque le livre intitulé « De transi tu Mariae ».

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