Op. imp. c. Jul. III, 114. — 4. De sp. et iilt
Le motif principal de la foécessiiédela grâce doitêtne pris d'ailleurs. Saint AA^gustia considère la tin. à. laquelle «nous sommes appelés, comme dépassant absolument nos farces
naturelles, '.relie est bien, en e£Êet, la conîemplalion étemelk de l'essence divine *. La justice, qui doit nous préparer e>t nous aider à l'obtention de cette fin ne peut s'élever que sur un fondement surnaturel. Nous ne percevons ce terme que par la loi et voilà pourquoi toute justice véritable doit se baser sur la foi et en découler comme de son principe2, parce que ce n'est que par la foi que nous pouvons ordonner nos actions vers cette lin. La foi constitue donc le fondement de tout l'édifice. Si donc tout l'édifice est proportionné à la grâce qui doit le supporter, celui-ci sera d'autant plus solide que la base ou la foi sera plus puissante3. Les objets de la foi sont ceux qui dépassent l'horizon naturel de notre intelligence et cependant s'imposent à l'attention de notre vie et de notre activité. S'il est vrai que l'âme doive se donner totalement à la connaissance de ces vérités, il ne l'est pas moins qu'il lui faut une lumière surnaturelle qui la lui rende évidente et connaissante et -ure sa conviction et son adhésion l ; il lui faut même une grâce prévenante. Ce n'est pas seulement pour le commencement du salut, mais pour toute bonne action que cette grâce lui est nécessaire ; cette grâce est indispensable d'abord pour éclairer son intelligence et fortifier