‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 135 sur 480 · Aug. De sp. et litt · texte numérisé non relu

Aug. De sp. et litt

2. De pecc. mer. II, 32, '.VI : Quamvis itaque multa Dominus visibilia miracula fecerit, unde ipsa fides velut quibusdam primordiislatoseontibus germinaret, et in suum robur ex illa teneritudine coalesceret (tanto est enini forlior, quanto ma^is jam isl;i non quaerili tamon illud quod promissum sporamus, invisihililor voluil exsperfari, ut justus ex fuie viverel, in tanturn ut BAC ipsc (|iii die bi'lin reeunreKit, inter hommes esse voluerii. led ose demonstcato in sua carne resnrreetionis oxemplo, quos lnijiis re lestas babare dignatas est, uncaolusa asoendeiit, illomm quoque te SCUlifi auferens, nili il<; ik- talc cuiiisquitm eoriim caini jam tribuens, quale in carne propria demomsferaArerat; ni ei ipsi ex fiée viverent. ejusqae justitiae, in qua ex fide vivilur, piacin itini quod postera eril visibile, mine intérim per patientiam inflrisibllHer'exâpt&ctaPSiit.

3. De praed. ss. c. 7. — 4. De >p. el Iill. c. 34. De pecc. mer. il. 17.

sa volonté, puis accompagner et enfin parfaire son activité1.

Saint Augustin ne conclut pas avec moins de rigueur de la doctrine du péché originel à la nécessité qu'a l'homme d'une assistance divine même pour accomplir la loi naturelle, parce que4 sa nature a été blessée par le péché originel et est affectée d'une certaine nécessité de péché2. Les Pélagiens pensaient que la volonté humaine dans l'état de chute conservait un équilibre, qui ne l'inclinait pas plus au bien qu'au mal3. Saint Augustin le conteste.

4. Les Pélagiens prétendaient que chaque grâce était accordée selon nos mérites, tandis que la doctrine catholique affirme le contraire : la grâce nous est donnée gratuitement (gratis), c'est un don gratuit (clonum gratuitum). Cela est surtout vrai de la grâce prévenante ; saint Augustin le prouve dans ses écrits contre les Semipélagiens. La gratuité de la grâce se manifeste très clairement dans le premier ébranlement donné pour l'accomplissement d'une action moralement bonne. Saint Augustin en trouve la preuve4 particulièrement dans quelques passages de la sainte Ecriture (I Cor. 7, 25) dans la conversion de l'Apôtre (Act. des Ap. 7), dans les prières de l'Eglise pour les infidèles. Le motif pour lequel Dieu appelle plutôt l'un que l'autre repose dans la liberté divine, qui agit d'après des desseins mystérieux mais toujours sages5.

Les Semipélagiens se rapportaient sans cesse à l'exemple de Corneille qui par ses bonnes œuvres avait mérité la grâce de Dieu. Saint Augustin ne considère pas ces bonnes œuvres comme purement naturelles ; il les prétend opérées déjà

1. De nat. et gr. c. 31. Cf. ib. c. 32. C. Jul. IV, 3, 15 : Cum ergo divinitus adjuvatur homo, non tantum ad capessendam perfectionem adjuvatur, quod ipse posuisti, utique volens intelligi eum per se incipere sine gratia, quod perficit gratia ; sed potius quod Apostolus loquitur, ut qui in vobis opus bonum coepit, perficiat usque in finem. In quo enim vis hominem, sicut loqueris, ad aliquid laudabile generosi cordis stimulis incitari, in hoc eum non vis in Domino, sed in libero arbitrio gloriari. De gr. Chr. c. 13.

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