‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 137 sur 480 · C. duas epp. Pelagg. II. 6. C. .lui. IV, 8. Ep · texte numérisé non relu

C. duas epp. Pelagg. II. 6. C. .lui. IV, 8. Ep

\\. Aug. De praed. ss. \'\, 2;> : Sed <|uia hominum fulura, quae non sunt futura, procul dubionalla suni mérita, et hoc videre Eacillimum est; ideo nec Pelagiani hocdicere pntuerunt.

bonne. Mais la gratuité de la première grâce et sa nécessité pour les actes vraiment bons et méritoires pour le ciel une foîa établie, le mérite des grâces subséquentes et de la récompense céleste revêtait un tout autre caractère que dans le système des Pélagiens. A la faveur de cette hypothèse, le mérite ne repose plus exclusivement sur les actes libres de l'homme, ni sur un droit formel à un équivalent de grâce correspondant, mais il est basé sur la grâce de Dieu, de telle sorte que Dieu récompense plutôt ses propres dons que notre activité purement naturelle. En le restreignant à ces limites, Augustin admet partout le mérite de nos œuvres bonnes, et laisse entendre que l'accroissement delà grâce déjà reçue est moins immérité que la première grâce1. Parfois il affirme du pardon des péchés chez les adultes bien préparés que c'est une chose en un sens mérité2 et ailleurs il déclare que nous recevons ce bienfait de la grâce et de la miséricorde de Dieu3. Il n'indique pas mieux comment la grâce de la persévérance, qu'il fait consister dans la rencontre de la mort avec l'état de grâce, est une chose méritée ou non. Il se contente de dire d'elle en gros ce qu'il affirme de la grâce subséquente, à savoir qu'on peut l'obtenir par des prières et des supplications, mais qu'une fois reçue, on ne peut plus la perdre4. C'est que saint Augustin voit renfermée

1. Ep. 186, 7 : Si quis autem dixerit, quod gratiam bene operandi iides mereatur ; negare non possumus, immo vero gratissime confitemur. Hanc enim fidem volumus habeant, qua impetrenl caritatem, quae sola vere bene operatur, isti fratres nostri, qui multum de suis operibus gloriantur. Qui vero suis meritis praemia tamquam débita exspectant, nec ipsa mérita Dei gratiae tribuunt, sed viribus propriac voluntatis, sicut dictum est de carnali Israël, persequente legem justitiae in legem justitiae non perveniunt, quare? Quia non ex fide, sed tamquam ex operibus... Ac per hoc et ipsum hominis meritum donum est gratuitum. Cf. De gestis Pel. c. 14. C. duas epp. Pelagg. IV, Ù. De praed. ss. c. 2. De gr. Chr. c. 31.

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