‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 142 sur 480 · De sp. et litt. 28, 48. — 6. De praed. ss · texte numérisé non relu

De sp. et litt. 28, 48. — 6. De praed. ss

de tous les mérites en principe, qu'ils ne créent pour nous aucun droit formelà une supériorité quelconque.

Sainl Augustin réduit, {somme l'Ap6tre (IL Cor. 5. 10.) ciiif.s du mérite à notre vie terrestre. 11 juge à peine iitation l'opinion des Seauipélagien6 qui pensaient que les enfants pouvaienl être récompensés à c&ttse 4e mérites futurs conditionnels, ou punis à cause de démérites futurs, aussi conditionnels et toujours sans réalisation.

11 restait à montrer aux Pélagiens que iLes farces humaines seules ne pouvaient produire aucune œuvre méritoire pour le ciel, que c'est la grâce qui nous donne ce pouvoir, de sorte qu'eu a raison d'appeler tous les méritesdes «dons de Dieu». Ceci s'applique aussi bien aux grâces actuelles qu'à la grâce de la persévérance *, qui peut être méritée « de congruo » et à la récompense céleste 2.

Notre docteur n'explique pas précisément si et de quelle façon la charité divine intervient dans un acte méritoire, mais accompli sans un motif surnaturel, comme l'enseigne l'Apôtre (I. Cor. 13). Partout cependant il exige comme première condition nécessaire la coopération de lafoi, ou mieux l'union de la grâce à l'acte, qui doit devenir méritoire. I ' ne fois ou l'autre, il avoue que la foi peut mériter la grâce de l'amour, quoique l'amour seul soit le principe des œuvres vraiment bonnes.

Après tout ce qui vient d'être dit, on ne peut plus soutenir de bonne foi3, que saint Augustin a dans ses écrits antipélagiens, changé d'avis sur la nature de la liberté humaine. On doit toutefois concéder qu'à en croire sa façon de parler, il semble parfois attribuer les bonnes œuvres à la grâce efficace, qui en serait la seule cause. Il ne pouvait guère attri-

i. De dono pers. 16, S I.

■1. Ep. 194, 4, 19. De w*r. et gr. 13, 40. De gr. et Mb. arb. 6, 18: Si onim mérita nostra sic intelligerent, ni etiaa ipsa dona T)oi i --sso rognosoerent, non eseel reprebanda ieta Beaatentàa ; ajamnam vero mérita tnimana sic praedicant, ni sa es genetâpao hataw&oninemiAieaDt, pnwrsui rer.tissime respomi.l Aposlolus : Oiiiscniin te «li>c«rnitV Ouid autem habesquoii non aroepisli ?...

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