Voir \ 71 le passage déjà esté ie Ep. 18G
attribuer à la grâce purement suffisante la part principale dans nos bonnes œuvres1.
7. Il ne saurait être douteux, après ce qui précède, que saint Augustin ne préconisât la nécessité de la conversion du cœur pour les adultes et de leur préparation à la grâce sanctifiante. C'est la foi qui en est l'élément essentiel, parce que la foi est le commencement et le fondement de toute justification vraiment chrétienne et qu'elle doit imprimer à toute action moralement bonne 3e caractère surnaturel. Plusieurs fois il rappelle comment cette foi est provoquée en nous par la grâce antécédente, concomitante ou subséquente et par notre libre coopération. Il ne la conçoit pas seulement comme un acte de confiance dans les mérites du Christ, mais, ainsi que l'enseignent la sainte Ecriture et la Tradition, comme la ferme croyance en tout ce que Dieu nous a révélé, croyance fondée sur la véracité même de Dieu 2. Elle n'était pas non plus, pour lui, un simple acte de connaissance humaine, elle dépend encore de la coopération de la volonté. Les motifs qui nous font tenir pour véritable la révélation tirent leur certitude et leur évidence de la crédibilité du fait de la révélation, mais ne forcent pas la raison à adhérer à la foi. La volonté doit être préparée à sa façon par la grâce ou du moins être disposée à tenir Dieu pour la plus haute 'vérité et la contemplation divine pour le dernier terme de notre connaissance. Ce n'est qu'ensuite que la raison pourra s'ébranler et adhérer à la croyance ferme de tout ce que la foi théologique nous propose3.