De dono persev
titude sur la prédestination; et telle est bien la volonté expresse de Dieu, afin que nous ne nous abandonnions pas à une fausse sécurité, mais que nous nous appliquions plutôt, par crainte de défaillance de notre volonté, à être d'autant plus vigilants e! d'autant plus zélés dans la poursuite active de notre perfection,5qui nous assurera le salut *. Mais la science de Dieu est infaillible.
2. La prédestination divine ne dépend pas delà prévision des mérites naturels de l'homme, encore moins trouve-t-elle en celle-ci son seul et complet fondement; comme la grâce elle-même, elle est une chose essentiellement imméritée pour l'homme. En Dieu il n'y a pas d'acte aveugle de la volonté, qui échappe à sa connaissance et à la] conduite de sa sagesse. Son omniscience et sa prévision jouent donc nécessairement leur rôle dans la prédestination. Mais puisque la grâce doit avoir la plus grande part dans l'œuvre du salut et du bonheur, la prévision divine se rapportera d'abord et principalement à ce que Dieu fera pour l'homme, pour l'aider à atteindre la vie éternelle, en disposant non seulement les moyens généraux, mais encore la grâce propre à chacun D'après les Pélagiens, la prévision divine ne devait se porter que sur les mérites naturels de l'homme; saint Augustin l'étend à tout ce que Dieu fera pour l'accomplissement de son décret de prédestination 2.
Si les actes vraiment méritoires pour le ciel ne sont pas possibles sans la grâce, la seule prévision de l'effort simplement humain ne peut servir d'unique base à la prédestination divine3. C'est une chose claire comme le jour, s'il est question de la prédestination des enfants. Quelques-uns meurent avant le baptême et perdent la vie éternelle ; d'autres reçoivent la grâce du baptême et sont ensuite enle-