‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 149 sur 480 · De dono pers · texte numérisé non relu

De dono pers

entendre précisément cette éteetioû. Dieu l'omnu'mv I ilpar nous,élever de toute éternité à la grâce sanctifiante ei nous prédestine l il ensuite au ciel à cause de La prévision de n^> vrais mérites, ou bien sommes-nous. d'abord élus pour le ciel, qui esl Le 1ml essentiel ei recevons-nous alors, connue une chose secondaire, une prédestination aux moyens nécessaires? ce sont là tout autant de questions qu'il est permis tic se poser. Sai ni Augustin présente toujoursla prédestination de la seconde façon, Lien qu'on ne puisse pas en déduire, avec une évidence incontestable, la justesse de ce l'ait que Dieu doit tendre d'abord à la lin et, seulement après,, aviser aux moyens à prendre. Il ne s'agit là que de la détermination antécédente du dernier Lut final le plus élevé; au contraire, la prédestination infailliblement efficace à la vie éternelle peut dépendre de la prévision des moyens efficaces. Quoi qu'il en soit, Dieu en élit quelques-uns, dit saint Augustin, les destine à la vie éternelle et sait trouver dans sa toutepuissance et son omniscienceles moyens pronresàlesamener à la vie éternelle1. En tous les cas l'élection est imméritée, gratuite. Les prédestinés ont Leau être, un certain temps, infidèles à la foi ou à la grâce, Dieu les ramène toujours par des punitions salutaires et leur donne la grâce delà persévérance. C'est là une grâce particulière, réservée aux seuls prédestinés, <c Car ceux qui ne persévéreront pas, ditil-, et qui abandonneront la foi et la morale chrétiennes, si Lien que la mort les surprendra dans cet état, ne doivent pas être comptés, môme au temps où leur vie se sera écoulée bonne et pieuse, au nomLre des élus. Ils n'ont pas été choisis d'après la prescience et la prédestination divines, non plus qu'appelés d'après la volonté de Dieu (secuncium j>/'opo.ntum)7 voilà pourquoi ils n'ont pas été élus ». La

1. Aug. De corr. ei gr. 7, 13: Quicunque ergo ab illa origipali damnations ista divinar gratiae largitate discreti sont, non est dubium, tpiod et procurahir eis aiitliomliim evangelium ; et nmi audiunt, c ml unt; et in flde quae per diloctionem opetatur, asque in finem persévérant ; et si quando exorbitant, correpti emendantur etc. Cf. De pecc. mer. 11,16.

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