‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 151 sur 480 · Ibid. c. 7, 14. — 2. Ibid. c · texte numérisé non relu

Ibid. c. 7, 14. — 2. Ibid. c

a d'après euxprévuque s'ils vivaient plus longtemps ils posséderaient le commence nient de la foi et la persévérance. Pour d'antres au contraire, il prévoil que s'ils vivaient ils démériteraient; il ne leur accorde donc pas le baptême et ils sont perdus pour l'éternité l.

Si la prédestination ne peut dépendre absolument de la prévision de L'effort moral de l'homme, qui, sans la grâce, ne peut produire aucune œuvre méritoire pour le ciel, elle doit être encore moins subordonnée aux mérites conditionnels futurs. La prédestination ne saurait exister fondamentalement profiter mérita conditionate futur a. Gomment pourraient-ils bien servir de base à la damnation éternelle ces démérites, qui se réaliseraient dans certaines conditions, mais en fait ne se réalisent jamais? Gomment des mérites de même sorte pourraient-ils faire obtenir le ciel? S'il en était ainsi, il n'y aurait plus besoin d'épreuve morale; Dieu pourrait tenir son jugement suprême sans attendre le moindre développement temporel du monde2; et il serait superflu d'admettre le péché originel pour expliquer la damnation des enfants morts sans le baptême3. La sainte Ecriture attribue bien, sans doute à Dieu la connaissance des futurs conditionnels, mais non dans le sens des Semipélagiens. Le jeune homme dont parle la Sagesse (4, 11) fut enlevé pour que la malice ne corrompit pas son esprit : c'est à dire qu'il fut sauvé malgré ses démérites conditionnels à venir. Au contraire leurs mérites futurs conditionnels ne servirent pas aux habitants de Tyr et de Sidon (Matth. 11, 21). S'ils avaient vu les prodiges opérés dans Gorozaïn et Bethsaïda, ils auraient fait pénitence dans la cendre etlecilice ; malgré cela cette grâce ne leur fut point accordée *. De plus, Dieu ne peut prévoir même comme conditionnellement futurs de vrais mérites de la part de

\. Cf. mon traité sur la « scientia média » et son application à la doctrine de la grâce. [Tubinger Quartalschrift. Année 1S50, page 3l)iet suiv.) (Note de l'auteur).

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