‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 161 sur 480 · Coll · texte numérisé non relu

Coll

seulement le commencement de nos 1 tonnes œuvres, mais même celui de nos bonnes pensée» doit être attribué à Dieu, qui nous inspire aussi bien le commencement de noire bon vouloir qu'il noue communique la force ei l'occasion de réaliser ce que nous désirons 4e bien. Tout don et tout cadeau iii vient d'en haut et nous est accordé par le père de lumière, qui commence ce qui est bon, l'exécute et l'achève en nous ». Mais bientôt après Gassien attribue à la volonté humaine le commencement du bien. « Quand Dieu remarqua en nous l'apparition d'un désir bon, il se hâte d'éclairer notre volonté, de la fortifier, de l'entraîner vers le salut, en donnant le plein succès à ce qu'il a en partie planté et en partie fait naître sous nos efforts personnels ' ».

Dans le chapitre suivant (9) il s'engage dans une nouvelle voie intermédiaire et émet l'opinion que Dieu pour distribuer sa grâce attend de quelques-uns qu'ils viennent audevant de lui, qu'ils désirent le salut et manifestent leur bon vouloir; tandis que pour d'autres, Dieu surmonte leur nié rebelle et les attire au salut même contre leur gré {tnvîîos). Un exemple du premier cas se trouve, dit-il, dans Zachée et le bon larron. Matthieu et Paul nous confirment le second2. Mais il considère toujours comme nécessaire la grâce concomitante et la grâce subséquente.

Cassien parle de même des semences de vertus (semina virtulunC) qui sont implantées dans la nature de l'âme humaine. C'est une manière de parler qui serait impropre, s'il n'était question que des vertus naturelles. Mais -ien prétendait placer dans les forces naturelles de mme le pouvoir d'opérer le commencement du bien surnaturel au sens chrétien du mot .

C'est contre de telles propositions, qui s'écartaient de la

Page 1