‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 162 sur 480 · Ibid. c. s · texte numérisé non relu

Ibid. c. s

•1. Cass. Coll. '.;>, 9 : Ut autem evidentius elareat, etiam per naturae bonum quod beneficio Creatoris indultum est, Qonnunquam bonarum voluntatuin prodire princfpia, quae tamen, nisi ;i domino dirïgantur, ad consummationem virtotum pervenîre non [possnnt, Apostolus testis est dicen- : Veile enim adjacel nriihi, perficere autem bonum non invenio.

doctrine de l'Eglise et dont l'inexactitude apparaissait alors plus évidente après les discussions pélagiennes, que Prosper et Hilaire s'élevèrent. Ils demandèrent au pape Gélestin de se prononcer. Celui-ci, peu de temps après la mort d'Augustin, adressa une lettre1 aux évêquesde Gaule, dans laquelle il les exhorte à une grande vigilance, fait les plus grands éloges de l'orthodoxie d'Augustin et vante ses mérites dans la défense de la foi. Il ajoute quelques propositions extraites des décisions pontificales ou des résolutions des conciles pendant les controverses pélagiennes et termine par cette remarque2 : Profundiores vero diffîcilioresque partes incurrentium quaestionum quas latins pertractarunt ; quihaereticis restiterunt, sicut non audemuscontemnere, ita non necesse habemus adstruere. Il fait allusion aux si difficiles questions de la prédestination divine et s'abstient de donner lui-même une solution.

Peu de temps après la mort de saint Augustin, vraisemblablement en 432 après J.-C, saint Prosper, dans son traité « Contra collatorem3 » s'éleva spécialement contre quelques propositions développées par Cassien. Il regarde comme absolument inadmissible la position intermédiaire qu'avait prise Cassien dans son enseignement sur la grâce antécédente, car ni l'homme n'est jamais capable de produire de lui-même, sans le secours de la grâce, le commencement du bien, ni la grâce de Dieu ne peut nous sauver contre notre volonté (invitos), bien qu'il faille toujours la grâce pour disposer celui qui momentanément refuse le salut (nolens) 4.

De la protestation de saint Prosper, nous pouvons conclure à la vérité de l'interprétation que nous avons donnée à la doctrine de saint Augustin. Malgré son insistance à rappeler la toute-puissance de Dieu, notre docteur n'a pas admis

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