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apprécié que des hommes et non de Dieu. Elle ne peut ni penser, ni vouloir, ni désirer, ni accomplir ce qui regarde la vie éternelle, si elle n'est pénétrée de l'influence intime de FEsp rit-Saint, qui est en même temps l'esprit du Christ ». Les moines scythes ne trouvèrent pas auprès des légats l'accueil qu'ils espéraient; c'est pourquoi ils s'adressèrent directement au pape, qui ne les traita pas mieux. Mais à Rome ils entrèrent en relation avec les évoques, qui avaient été exilés d'Afrique dans la Sardaigne et parmi lesquels se distinguait saint Fulgence de Ruspe. Dans la lettre1, qu'ils écrivirent à ces évoques, ils renouvelèrent leur profession de foi faite dans un sens augustinien et couvrirent formellement d'anathèmes les écrits de Fauste. Saint Fulgence fut alors pressé de prendre la défense de la doctrine de saint Augustin sur la grâce. C'est ce qu'il fit dans son traité De inc. et gr. Dei. n. J. Chr.y ainsi que dans ses trois livres De veritate prae. et 'gr. Dei2, écrits après son retour d'exil (523).
Il se montre dans la doctrine du péché originel, de la grâce et de la prédestination, fidèle disciple de saint Augustin. Pour ce qui concerne le péché originel, il est d'avis que la plus écrasante conséquence n'est pas la mort du corps mais celle de l'âme, car le péché d'Adam nous est communiqué à tous et avec lui la dette, qui l'accompagne3. Il est ainsi amené, comme saint Augustin, à adopter l'opinion si sévère qui condamne les enfants morts sans baptême noir seulement à un lieu intermédiaire, mais même au feu de l'enfer4. C'était pour lui le seul moyen de condamner la doctrine pélagienne, qui revendiquait l'état d'innocence pour ces enfants morts sans baptême. D'un autre côté, il explique