Fulg. De inc. et gr. Dni. c
4. Ibid. c. 30 : Item alios quomodo sine baptismate morluos aeternis oi'udatibus damnât, cum in eis nullam culpam malae voluntatis inveniat? Cf. De ver. praed. et gr. Dei I, 14.
la transmission du péché originel, comme saint Augustin, par la concupiscence, qui est toujours impliquée dans l'acte de la génération1.
Le péché originel a, d'après lui, enlevé à l'homme toute • il é de faire quelque chose qui plaise véritablement à Dieu, si la grâce et la foi, qui en dépend, ne viennent s'ajouter à la nature et à la.loi*.
Le commencement du bien n'est donc pas le fait de l'homme, mais celui de la grâce excitante; c'est d'elle que nous tenons la bonne volonté qui dispose à la foi (credulitatis initium)3 sans que pour cela la coopération de l'homme soit supprimée. Celui-ci a toujours conservé la possibilité, appelée plus tard potentia obedientiae de recevoir la foi4. Dans le second livre de son traité « de la prédestination et de la grâce », saint Fulgence défend en particulier la liberté de la volonté dans l'état de chute, mais non au point que la volonté puisse s'élever d'elle-même, sans la grâce antécédente au bien et au parfait". Il avoue que l'homme peut encore réaliser un bien naturel et avoir encore une connaissance naturelle de Dieu, bien qu'il n'appliquât pas aux infidèles, mais seulement aux païens convertis, le passage de saint Paul aux Romains (2, 14) ,j. •
Fulgence ne parle pas plus qu'Augustin d'une grâce
ssitante irrésistiblement efficace ; tous deux exigent, à
côté de la grâce, le libre consentement et la coopération de
l'homme7. Il s'attache 'à défendre, dans la prédestination,
1. Fuig. De ver. praed. et gr. Dei I, 4 : Proinde de munditia nupliarura mundus homo non nascitur, quia interveniente Iibidine seminatur.