‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 169 sur 480 · De inc. et gr. Dni. c. 13, 16. — 3. Ibid. c · texte numérisé non relu

De inc. et gr. Dni. c. 13, 16. — 3. Ibid. c

4. Ibid. c. 24: Agnoscat igitur homo in eo se naturaliter credere posse, in quo oaturam habet crodulitatis ac fidei capacem.

'.'). De ver. praed. etgr. Dei II, c. 7 : Niai enim ^rratia praeveniente levetur, Dullatenus surgit; <|uia Dominas erigit elisos.

C>. De tac. '-I gr. Dni. e. 25. ±^.

7. l)r ver. praed. et gr. Dei II, 16 : .Uijuc ila voliintarm quidam Paulus eredidît, Toluntarie abundantius illis omnibus laboravit, sed <vl credere et laborai-e non posset, nisi desnper doniun gr&tiae in se .i<- seeum operantis acciperet.

la liberté du choix fait par Dieu; il combat donc l'opinion, qui prétend que les actes de- l'homme décident toujours et partout de son sort personnel. Il interprète le passage de saint Paul à Timothée (I. 2,4) comme Augustin et Prosper; il entend par le mot « tous » ceux qui sont rachetés et glorifiés, ou il l'étend à toutes les races et à toutes les nations, d'où sont pris les prédestinés. Il repousse en tout cas la doctrine semipélagienne, qui fait accorder à Dieu un égal degré de grâce à tous les hommes et il admet une grâce spéciale pour les prédestinés ; ce que tous les Pères augustiniens sont unanimes à admettre1.

Les autres évêques d'Afrique, qui n'avaient pas été rappelés d'exi en même temps que Fulgence, envoyèrent delà Sardaigne une réponse °*(epistola synodica) aux moines scythes; ils approuvèrent leurs doctrines, leur mandèrent de recommander partout les écrits d'Augustin et qualifièrent ceux de Fauste de commenta catholicae fîdei penitus inimica3.

Le second synode d'Orange (529) mit fin aux controverses semipélagiennes. Il fut présidé par Césaire, évêque d'Arles, et on consacra aux hérétiques 25 chapitres-, envoyés de Rome à cet effet. Les huit premiers, formulés en canons et reproduits en majeure partie dans les décrets du concile de Trente, contiennent la doctrine du péché originel (can. 1, 2), de la nécessité de la grâce antécédente (can. 2, 3), en particulier pour le commencement de la foi, contre les assertions de Fauste (can. 5, 6)% de la nécessité de la grâce pour tous contre Cassien (can. 8). Les dix-sept chapitres suivants contiennent la même doctrine; ce sont des propositions tex-

1. Ibid. II, 1 : Quo patuit, gratiam non omnibus hominibus universaliter dari, et quibus datur non aequaliter dari.

2. Reproduite dans l'append. aux écrits d'Aug., p. 2798 et suiv.

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