Gre#. \'iz. Orat. 7,21 (éd. Maur.). — 2. Migne XLVï
3. Chry89iL llom. VI, 1 (de b. Philogonio). Migne XLV1II, 749 s<].
4. C. Vigilant, c. 6 : Tu Deo leges poncs? Tu Apostolis vincuia injieirs; ut usquiï ad diem judidi keneantw custodia, nec sint cum Domino suo. Cf. Srlnnidt, Vigilance p. 39 Munster, 18()0).
;'). l)v Do#m. eccl. c. 4(>.
6. Greg. M. Moral. 4, 37. — 7. P. 282 et 387 sqq. (2" Ed. ail.)
doute et personne ne conteste que cette croyance ne fût générale dans l'Eglise surtout après le Concile de Nicée. Les incrédules de nos jours sont plutôt enclins à transformer en un feu temporel le feu de l'enfer, tandis que les novateurs du xvie siècle ne voulaient accepter comme tel que celui du purgatoire.
En plus du baptême par l'eau, saint Hilaire connaît quatre autres sortes de baptême : la venue du Saint- Esprit (il veut parler sans doute de la confirmation), la purification par le feu du jugement (judicii ignis) , la mort qui nous délivrera de notre corps grossier et matériel, enfin le martyre *. Par ce feu du jugement, il paraît véritablement entendre le purgatoire. Saint Ambroise distingue encore plus clairement le feu éternel de l'enfer du feu temporaire du purgatoire et réserve celui-ci aux péchés légers et involontaires 2. Il prend alors comme terme de comparaison les eaux de la mer Rouge, qui sont le salut des enfants d'Israël et la perte de Pharaon et de son armée 3.
Dans l'Eglise grecque, saint Grégoire de Nysse est soupçonné, et non sans motif, d'avoir, dans certains passages, cru à la non-éternité du feu de l'enfer. En général, peuvent être cités comme témoins de la croyance au purgatoire tous les Pères qui témoignent en faveur des prières pour les morts.
Saint Augustin pénètre encore ici plus avant et plus exactement dans cette question de foi. Tantôt il ne semble pas trouver impossible qu'au jugement général on applique encore des peines temporelles à quelques-uns4, tantôt il