Hilar. In Ps. 118, litt. 3, o
2. Ambr. Exp. in Ps. 118, Sermo III, 17 : Alius iste est ignis, quo exuruntur peccata non voluntaria sed fortuita, quem paravit servulis suis dominus Jésus, ut eos ab ista commemoratione, quae permixta est mortuis emundet ; alius ille ignis, quem deputavit diabolo et angelis ejus, de quo dicit : Intrate in ignem aeternum.
3. Enarr. in Ps. 36, n. 26. Cf. Ambrosiaster, Comm. in 1 Cor. 3, 15.
4. Aug. De civ. Dei XX, 25 : Ex his quae dicta sunt videtur evidentius apparere in illo judicio quasdam quorundam purgatorias poenas futuras.
pense que des châtiments pourront être appliqués dans le le temps qui séparera la résurrection du jugement général1, mais, pour lui, le royaume de Dieu finit là son développement temporel. Après ce moment, il n'y a plus de rémission possible du péché2, malgré la parole du Sauveur qui semble en promettre une pour le siècle futur (Matth. 12. 32) Parmi les péchés qui peuvent être encore pardonnes dans l'autre vie, il mentionne l'attachement désordonné aux choses de ce monde, que la sainte Ecriture (Ep. I aux Cor. 3. 12). nous représente comme du foin et du chaume sur le sol fertile de la foi. S'il en est ainsi, le temps de la purification sera bien court pour ceux qui vivront encore à la fin du monde, mais d'autant plus douloureux et intense '\
Les Pères qui suivirent saint Augustin maintinrent ces nol ions touchant la doctrine du purgatoire ; ils les précisèrent même en certains points. Plusieurs homélies de saint Gésaire d'Arles, qui présida le second concile d'Orange (529), nous sont restées. Dans la 8e, il ne se contente pas d'affirmer expressément que le purgatoire ne purifie que des fautes vénielles et non des fautes graves, il fait de plus une énumération des unes et des autres4. Grégoire le Grand professe ta même doctrine, dont le fondement est dans la sainte