Aug. De civ. Dei XXI
7. Enchir. 110: Cum ergosacrificia sive altarissive quarumcunque eleemosynarum pro baptizatis defunctis omnibus oITeruntur, pro valde bonis gratiarum actioncs sunt;pronon valde malis propitiationes sunt; pro valde malis, etiamsi nulla sunt adjumenta mortuorum, qualescunque vivorum consolationes sunt.
par ces prières, l'attachement désordonné aux biens de ce monde, dans la mesure où cet attachement peut subsister avec la grâce sanctifiante. Saint Ambroise nomme aussi les péchés involontaires; les constitutions apostoliques1 dans leurs formulaires de prières parlent aussi bien des péchés volontaires que des péchés involontaires, mais font toujours observer que les prières sont inutiles à ceux qui meurent en dehors de Dieu 2.
2. S'il fallait donner une preuve plus décisive de l'universalité de la coutume de l'Eglise par rapport à la prière et aux sacrifices en faveur des morts, il suffirait de mentionner les liturgies des différentes églises qui renferment, toutes, les formules pour la célébration du sacrifice eucharistique. Sans doute elles n'émanent pas dans leur forme actuelle des Apôtres ni de leurs disciples (Jacques, Marc, Matthieu, Clément) dont elles portent le nom en tête de leurs prescriptions ; mais leur contenu vient sûrement des Apôtres, principalement les passages où toutes sont d'accord.
C'est ce que nous montre la comparaison des diverses, liturgies et des renseignements que saint Justin3 et saint Cyrille de Jérusalem4 en particulier nous en ont donnés. Nous devons nécessairement le supposer à voir le soin que portaient les évêques des églises particulières fondées par les Apôtres, à conserver intactes les traditions et les ordonnances apostoliques relatives au plus profond mystère du culte chrétien. Or, nous ne possédons maintenant aucune liturgie ancienne, pas même des communautés hérétiques des temps les plus reculés, qui ne contienne des prières pour les défunts. C'est pourquoi saint Chrysostome s'est cru autorisé à dire que l'usage de faire mémoire des morts au saint sacrifice de la messe remonte aux Apôtres euxmêmes5. Nous avons déjà parlé de la liturgie que saint Cyrille de Jérusalem nous a décrite. Ce qu'il nous en dit se