Cyr. Hieros. Cat. 18, 1. — Ibid. n
même qui souleva tant de controverses avant le concile de Nicée, à savoir si 'le corps que nous aurons après la résurrection sera identique à celui que nous avons actuellement.
1. Saint Cyrille de Jérusalem, dans explication catéchistique du symbole des Apôtres, s'arrête à étudier la résurrection de la chair et à réfuter les objections des incrédules. Il est impossible, dit-on, que les parties constitutives du corps humain, dispersées sur toute la terre, soient rassemblées au dernier jour pour former le nouveau corps qui nous sera donné. Mais cette objection suppose déjà l'identité des éléments matériels du corps. Cyrille ne tient pas cette opinion pour erronée ; c'est justement la sienne et cette identité générale est, à son avis, le fondement de la possibilité de la résurrection. Puisque le rayon de soleil pénètre, à certains moments, les espaces les plus éloignés, pourquoi Dieu, le Créateur de toutes choses, ne pourrait-il pas se rapprocher de chaque grain de poussière pour l'appeler au lieu qui lui convient? La justice de Dieu demande que le corps qui a eu part au mérite et au démérite, ait part aussi à la récompense ou au châtiment. Le respect naturel de l'homme pour les tombeaux, les images de la résurrection dans la nature extérieure proclament le nécessité d'un réveil de notre propre corps. Ce phénomène ne nous paraît pas plus étrange que la formation de notre corps actuel au moyen du germe humain. « Est-ce que le Dieu qui nous a formés des éléments les plus imparfaits, ne pourrait pas nous réveiller de nouveau, quand nous sommes seulement endormis dans la mort1 ? »
Saint Cyrille enseigne donc l'identité substantielle du corps ressuscité avec notre corps actuel2. Ce corps subit cependant une transformation, un changement dans ses qualités et ses propriétés. De mortel il devient immortel ; chez les bienheureux, il est même clarifié et 'spirituel ; il peut parcourir les espaces suivant l'impulsion de l'esprit; il n'a plus besoin de nourriture. « Nous ressusciterons tous et