Ibid. p. 148 sq
riture, les nécessités physiques, la croissance progressive jusqu'à la maturité. L'âge mûr avec sa force, la vieillesse, la maladie el lamort. Mais si nous n'avons plus rien de tout cela, comment pourrions-nous en redouter les conséquences fatales?1» Saint Grégoire ne prétend pas assurer que les distinctions sexuelles disparaîtront ; cela lui parait tout invraisemblable 3, car dans un autre passage, il en rapporte l'origine au péché.
4. Saint Augustin est, avec les Pères qui combattirent la doctrine d'Origène sur la résurrection, un défenseur énergique de l'intégrité du corps ressuscité et de son identité avec notre corps actuel, en sorte qu'il entend au sens littéral les paroles de saint Luc (21, 18) que nous ne perdrons aucun des cheveux de notre tête3. Il n'y aura que les choses laides et en disproportion avec le reste du corps, qui ne reparaîtront pas4. Mais toutes les parties essentielles, tous les organes, même ceux de la génération 5 nous seront conservés. 11 ne nous dit pas si le corps ressuscité aura les traces de l'âge et des membres adaptés à cet âge, s'il rappelera l'état, où il était quand la mort l'a frappé, ou bien s nous ressusciterons tous à la maturité pour être ainsi semblables au Christ ,;. Quoi qu'il en soit, le corps participera à une transformation, à une spiritualisation, plus spéciale aux justes ; toutes les imperfections et tous les défauts disparaîtront, le corps ne sera qu'un instrument docile de l'esprit7, il sera gratifié du don d'immortalité, et pourra se mouvoir avec la promptitude de l'esprit lui-même 8.