Ibid. c. 13 sqq. — 6. Ibid. c
7. Ibid. XIII, 20 : Sicut enim spiritus carni serviens non incongrue carnalis, ita caro spiritui serviens recte appellabitur spiritalis, non quia in spiritum ronverteretur... sed quia spiritui summa et mirabili obtemperandi facilitate subdetur, usque ad immortalilatis indissolubilis securissimam voluntatem, omni molestiae sensu, omni corruptibilitate et tarditate Rétracta.
§ 78 le Jugement général, le Ciel et les Peines éternelles de l'enfer
Aussitôt après la résurrection, tous les peuples se rassembleront devant le trône de celui qui réapparaîtra dans la gloire et la magnificence avec le signe de la croix, pour procéder au jugement général. La sainte Ecriture i parle, en maints endroits, de ce dernier avènement, et l'Eglise considéra ce point de doctrine comme si important, qu'elle en fit un article fondammental de la foi dans le symbole des Apôtres : « Inde venturus est judicare vivos et mortuos » Il n'a été élevé aucun doute à ce sujet2. Que ce soit l'Homme- Dieu qui soit chargé de tenir ce jugement, comme le montre .saint Augustin, c'est ce que nous apprennent le Nouveau Testament (Saint Jean, 5, 22) et l'Ancien (Isaïe, 48,12. Zach. 2, 8 et suiv.). Il a fondé son royaume, après avoir revêtu la forme d'esclave; c'est sous cette forme qu'il viendra le juger. Il prononcera la sentence des sentences dans l'état où il se trouvait quand il fut lui-même injustement condamné4 ; homme, il veut juger les hommes pour témoigner d'avance quelle miséricorde il aura pour ceux dont il avait emprunté la nature. Il reviendra sous la forme humaine et il nous jugera ainsi afin que les méchants n'aperçoivent pas sa divinité, dont la contemplation sera la récompense céleste des bons; afin qu'aussi les méchants s'inclinent devant cette nature, dont les puissances des ténèbres avaient paru triompher, devant cette croix, qui fut un scandale pour les Juifs et pour les païens une folie5. Le retour du Christ est un objet d'épouvante pour les méchants, mais de soupirs et d'espérance
1. [iug. De civ. Dei XX, 1, 2 : Quod ergo in confessione ac professione tenet omnis ecclesia Dei veri, Christum de caelo esse venturum ad vivos ac mortuos judicandos, hune divini judicii ultimum diem dicimus, id est novissimum tempus.