‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 200 sur 480 · Cf. Ibid., p. 157, sq · texte numérisé non relu

Cf. Ibid., p. 157, sq

che de Constantinople, Germain, essaya au diredePhotius1, de faire croire à une interpolation origéniste de ces passages. Il faut avouer que cette tentative n'est pas soutenable ; ni le contexte, ni le style ne lui donnent le moindre fondement.

Au reste, il n'y a pas le moindre inconvénient pour la tradition de l'Eglise à ce qu'une voix isolée s'élève discordante, surtout quand la question n'est pas tranchée définitivement par le magistère de l'Eglise et que cette opinion s'exprime plutôt sous forme d'explication que de thèse2. Il faudrait plutôt s'étonner de l'unanimité absolue, car cela supposerait une sorte d'inspiration. L'opinion subjective d'un docteur particulier doit justement trouver sa justification dans le sentiment universel de l'Eglise et en fait l'y a toujours trouvée, par suite du développement doctrinal opéré sous la surveillance et avec le concours de l'Eglise infaillible. Or, la tradition générale et les enseignements par trop clairs de la sainte Ecriture ne permettaient alors presque pas de doute à ce sujet. Il suffit, pour s'en convaincre, de consulter, en dehors des Pères déjà mentionnés, les Constitutions apostoliques3, Eusèbe4, Chrysostome5, Cyrille d'Alexandrie0, Grégoire le Grand7.

Toutefois avant que l'Eglise ne condamnât définitivement les erreurs d'Origène, Grégoire de Nysse ne fut pas le seul à admettre l'opinion origéniste de la conversion finale des réprouvés. Petau8 cite encore saint Jérôme, qui, dans ses commentaires, admet parfois l'explication d'Origène, avant que les discussions origénistes n'eussent été engagées. Dans le commentaire sur Isaïe(14,20) il confesse que les Chrétiens, qui auront reçu la foi et le baptême, n'auront à craindre que des peines temporelles dans l'autre vie, tandis que les démons

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