‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 205 sur 480 · Cf. Photius, Cod. 106. — 3. Ibid. cod · texte numérisé non relu

Cf. Photius, Cod. 106. — 3. Ibid. cod

4. Jérôme (Ad Pammach. et Océan., éd. Vallarsi epist. 84, § 11) met en doute l'authenticité de cette apologie et la regarde comme une œuvre d'Eusebe. Avec plus de raison Tillemont la regarde comme une œuvre commune de Pamphile et d'Eusebe. Cf. (Mém. V, 358; Walch, Historié der Ketzereien 7, 420 fi.).

LES CONTROVERSES ORIGÉNISTES 287

On en vint alors à se demander si l'exposition du dogme de la sainte Trinité telle qu'elle avait été faite par Origène, était exacte et orthodoxe. Les Ariens durent l'invoquer maintes fois comme un patron de leurs erreurs, puisque Athanase le défendit de leurs accusations parfois injustifiées l. Du côté des adversaires d'Origène, se tinrent de nouveau Eustache d'Antioche et Marcel d'Ancyre. Celui-ci l'accusa en particulier, d'être passé de la philosophie de . Platon aux travaux sur la théologie, sans faire les études nécessaires qui préparent à la science sacrée. Là est la cause de bon nombre de ses erreurs, surtout de celles qu'on relève dans son ouvrage intitulé « De principiis 2 ». D'un autre côté, les grands docteurs de l'Eglise au ive siècle, Hilaire, les trois Çappadociens, Ambroise etc., avaient pour Origène une vénération profonde, bien que saint Basile 3 l'accusât d'errer dans sa doctrine sur le Saint- Esprit.

I. — A la fin du ive siècle, il s'éleva, dans les monastères d'Egypte et de la Palestine de nouvelles discussions qui furent très violentes au sujet de l'orthodoxie d'Origène. La biographie de Pacôme (f 350), dont l'auteur est inconnu, nous apprend que Pacôme avait jeté à l'eau les ouvrages d'Origène et en avait interdit la lecture à ses moines. Ce qui est manifeste, en tout cas, c'est qu'à la fin du ive siècle, il s'était formé deux partis parmi les religieux, les uns étaient pour Origène, les autres contre. Les premiers s'estimaient supérieurs en intelligence aux seconds, qu'ils regardaient de haut et accusaient de zèle. aveugle en faveur d'une orthodoxie mal comprise, les traitaient d'anthropomorphites, attribuant à Dieu les qualités des choses finies. Le porte-parole des Origénistes était l'aveugle Didvnir d'Alexandrie, qui compta, un certain temps au moins, parmi ses élèves saint Jérôme lui-même. Dans son

Page 1