‹ Histoire des dogmes (volume 3)Chapitre 209 sur 480 · Ibid. II, 2. — 2. Cf. Ibid. II, 3; III · texte numérisé non relu

Ibid. II, 2. — 2. Cf. Ibid. II, 3; III

3. Baronius fixe cette réponse en 402. l'année même la mort du pape.

gène1. A la fin de la lettre, il dit de Rufin qu'il le considère comme un étranger et qu'il lui laisse le soin de voir où il pourra être absous2.

Bientôt après (403), Rufin publia une apologie contre les reproches de Jérôme. Celui-ci répondit dans ses deux livres contre Rufin ; il en ajouta même un troisième pour répliquer aux injures de son adversaire. Rufin mourut en 410. L'histoire ne nous dit pas s'il avait changé d'avis sur Origène. Jérôme continua à combattre l'enseignement dogmatique d'Origène, nous en avons la preuve dans une lettre écrite à Avitus, dix ans après la traduction du Périarchon. Il y a encore ici les mêmes exagérations. Il y fait cependant observer avec raison qu'Origène développe souvent la doctrine de la résurrection au sens de la tradition de l'Eglise, qu'il ne s'en écarte guère que dans les points moins importants de la reconstitution des organes divers du corps3, mais que malgré cela sa thèse fondamentale de la préexistence des âmes et la signification qu'il donne à la matière, comme

i. Anast. Adv. Joan. ep. c. 3 (v. Vincenzi III, 274) : Origenes autem, cujus in nostram linguam composita derivavit (Rufinus), antea et quis fuerit, et in quae processerit verba, nostrum propositum nescit. Quod vero sit animi mei studium, cum tua paulisper super hoc conferam sanctitate. Hoc igitur mente concepi, quod urbis nostrae populis detranslatis Origenis lectio patefecit, quadam puris mentibus velut nebula caecitatis injecta, fidem Apostolorum et majorum traditione firmatam, velut deviis anfractibus illum voluisse dissolvere.

2. Que le pape ait voulu prononcer l'excommunication contre Rufin par ces mots : viderit, ubi possit absolvi , c'est ce que contestent beaucoup d'auteurs : Noris (Cf. tom. IV, 827 et suiv. les « observations » de Ballerini), Constant, Rubeis; d'autres au contraire, même Stilting, l'affirment (Cf. Walch, Historié der Ketzereien, 7, 493). Vincenzi (III. 278) s'efforce en vain de ne faire porter le jugement du pape que sur les prétendues erreurs signalées dans Origène par Théophile et Jérôme ou sur les interpolations, que l'on trouve dans la traduction de Rufin. Celui-ci n'a même pas entendu de la sorte la lettre du pape, il la considère seulement comme une œuvre apocryphe. Mais Jérôme (Adv. Ruf. III, 6) le renvoya au « Chartarium » papal. Il n'y a qu'un point où l'on peut être d'accord avec Vincenzi, c'est quand il doute de l'authenticité de la prétendue lettre du pape à Simplicien, évêque de Milan (f 400), dans laquelle Origène est formellement condamné comme hérétique.

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